Les complémentaires santé plus chères en 2026

En 2026, les tarifs des complémentaires santé grimperont encore, entre 3,4 % et 10 %, selon Addactis, malgré un ralentissement par rapport à 2025.

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Les tarifs des complémentaires santé vont encore augmenter en 2026
Les complémentaires santé plus chères en 2026 © Social Mag

Le cabinet Addactis a confirmé, le 23 septembre 2025, que les complémentaires santé n’échapperont pas à une nouvelle hausse des tarifs en 2026. Malgré un ralentissement par rapport à 2025, la trajectoire reste orientée à la hausse, sous l’effet combiné de la dépense de soins et des arbitrages publics, un contexte que les assureurs et mutuelles jugent mouvant.

Complémentaires santé : des tarifs 2026 en hausse, mais un peu moins qu’en 2025

Pour 2026, le baromètre Addactis évoque une progression des tarifs de complémentaires santé comprise entre 3,6 % et 9 % sur les contrats collectifs, avec une médiane à 6,2 %, et entre 3,4 % et 10 % sur les contrats individuels, médiane à 5 %. Ces ordres de grandeur donnent le ton d’une année de répercussions tarifaires qui se poursuivent, bien que modulées par rapport à 2025, quand les collectifs s’étaient situés entre 5,5 % et 9,5 % et les individuels entre 4,5 % et 8,5 % selon Addactis, chiffres qui structurent désormais les anticipations des professionnels. Dans cette perspective, les complémentaires santé devraient continuer d’ajuster leurs tarifs au profil de risque des portefeuilles et aux postes de soins les plus dynamiques, en particulier l’hospitalisation et la médecine de ville.

Addactis souligne, dans des propos rapportés par TF1Info par ailleurs une « forte incertitude sur la fin d’année 2025 », ce qui résume l’ampleur des paramètres encore ouverts pour les complémentaires santé, depuis l’évolution des dépenses remboursées jusqu’aux décisions fiscales et réglementaires. Cet avertissement pèse directement sur les tarifs. Plus l’exécution 2025 sera tendue, plus les calibrages 2026 des complémentaires santé intégreront des marges de sécurité, au moins sur les segments les plus exposés. À ce stade, le scénario central reste celui d’une hausse moins heurtée qu’en 2025, mais bien réelle sur l’ensemble du marché.

Un marché pris en tenaille entre dépenses et décisions publiques

Dans l’addition finale, l’environnement macro et budgétaire compte autant que la sinistralité pour les complémentaires santé, et il agit directement sur les tarifs. D’un côté, la revalorisation de certains actes, comme la consultation chez le généraliste, et la dynamique de postes de soins sensibles (psychologie, auxiliaires médicaux, pharmacie, équipements auditifs) alimentent mécaniquement la charge de prestations ; de l’autre, les annonces gouvernementales entretiennent l’incertitude. Une contribution exceptionnelle a été évoquée par la ministre Catherine Vautrin, avec un coût potentiel d’environ un milliard d’euros au titre de 2025 pour les acteurs des complémentaires santé si la mesure était reprise par le futur exécutif. Pour les directions techniques, ce risque de charge rétroactive se traduit par une prudence accrue dans la fixation des tarifs, en particulier sur les portefeuilles où la marge technique est déjà comprimée.

Ce climat explique la divergence des projections publiées pour 2026. Quand Addactis envisage des tarifs de complémentaires santé allant jusqu’à +10 % dans les cas extrêmes, Fact & Figures avance une fourchette plus étroite, de l’ordre de +2,5 % à +3,5 % sur l’individuel. La réalité pourrait se jouer entre ces bornes, selon l’atterrissage 2025 et la traduction réglementaire des arbitrages budgétaires. Dans tous les cas, les complémentaires santé s’efforcent d’éviter de nouvelles ruptures de cotisations après deux années de fortes revalorisations, au risque de fragiliser l’accessibilité de la couverture et l’attractivité des contrats, ce qui contraint d’autant la latitude d’augmentation des tarifs.
 

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