À l’approche de la retraite, de nombreux Français se retrouvent confrontés à une problématique financière importante : le coût des complémentaires santé. Cette dépense, souvent sous-estimée avant de partir à la retraite, peut devenir un véritable fardeau pour les retraités dont les revenus diminuent. En 2024, avec une pension moyenne de 1 400 euros nets par mois, il faut bien regarder comment ces frais influent sur le budget des ménages.
Les frais qui pèsent sur le porte-monnaie
Les cotisations des complémentaires santé grimpent vite quand la contribution de l’employeur disparaît à la retraite, ce qui entraîne une augmentation des cotisations. Très peu de contrats individuels coûtent moins de 150 euros par mois – ce qui représente plus de 10% de la pension mensuelle moyenne. Christine Meyer explique que cette hausse revient souvent à tripler le coût total pour le retraité.
Face à cette situation, plusieurs alternatives s’offrent aux retraités en devenir. La loi oblige l’ex-entreprise à offrir un contrat identique à celui des salariés actifs pendant la première année, avec des tarifs similaires. Mais, dès la deuxième année, les tarifs peuvent grimper jusqu’à 25%, et jusqu’à 50% dès la troisième année. À partir de la quatrième année, les tarifs sont fixés librement.
Adapter son contrat à ses besoins
Beaucoup se rendent compte que les garanties de leur contrat collectif d’entreprise ne conviennent pas vraiment à leurs besoins de retraité. Par exemple, des garanties comme celles de maternité ou l’orthodontie pour les enfants deviennent superflues. Samuel Bansard et Olivier Moustacakis soulignent que ces garanties peuvent être remplacées par des options mieux adaptées aux seniors.
Il est donc important de bien évaluer ses besoins avant de choisir sa complémentaire santé. Personnaliser son contrat permet d’ajuster les garanties selon chaque poste de soins nécessaire, surtout en cas de risque financier à l’hôpital. Sans la bonne couverture, le forfait journalier peut atteindre 20 euros par jour, et le ticket modérateur se situe entre 150 et 200 euros .
Comparer pour faire le bon choix
Pour dénicher un contrat qui corresponde à ses besoins, utiliser un comparateur ou demander des devis personnalisés est une bonne méthode. Même si cela peut sembler compliqué, avoir des exemples concrets de remboursements aide à y voir plus clair. Horace Bourgy rappelle qu’il existe un potentiel d’économie notable pour ceux qui réévaluent régulièrement leur contrat (un petit investissement en temps pour éviter de grosses dépenses plus tard).
Les retraités peuvent aussi se tourner vers d’autres solutions, comme reprendre la mutuelle d’entreprise d’un conjoint encore actif ou vérifier leur éligibilité à la Complémentaire santé solidaire (CSS). De plus, certaines régions offrent des alternatives avec des mutuelles communales ou régionales.
Des options sur mesure pour certaines situations
Pour les indépendants, il est aussi nécessaire de revoir leur contrat individuel afin de s’assurer qu’il reste adapté une fois à la retraite. Ceux qui avaient souscrit une complémentaire santé sous la loi Madelin doivent savoir que la défiscalisation n’est plus possible après l’arrêt d’activité professionnelle.
Enfin, lorsqu’on choisit une mutuelle senior, il est recommandé d’ajuster les garanties en fonction de son état de santé et de bien étudier certaines prises en charge comme celles des frais d’hospitalisation ou des médecines douces. Il faut aussi faire attention au délai de carence qui peut retarder le début effectif des remboursements.
Dans cette situation complexe mais déterminante pour préserver sa tranquillité financière et sa santé future, il est indispensable de prendre le temps d’analyser toutes les options disponibles pour tout futur retraité en France, en tenant compte du système de retraite.

