Dans un moment où la sécurité financière à la retraite inquiète beaucoup de monde, de nombreux travailleurs frontaliers, à l’instar de Nathalie, font face à des difficultés importantes. Interrogée par le magazine Pleine Vie, Nathalie a exercé plus de vingt ans en Suisse mais réside en France ; elle a choisi de compléter sa retraite en France, jugeant ses revenus suisses insuffisants pour conserver son niveau de vie. Cette situation montre à quel point une planification anticipée et multifacette est utile pour les frontaliers.
Ce qui coince côté finances pour les frontaliers suisses
Pour des frontaliers comme Nathalie, la retraite liée à la Suisse comporte plusieurs limites. Les systèmes suisses, premier, deuxième et troisième piliers, sont souvent considérés insuffisants et ne couvrent qu’environ 60 % du dernier salaire. Dans l’économie actuelle, marquée par le coût de la vie, de la santé et une inflation en hausse, il devient difficile de maintenir un niveau de vie satisfaisant.
Ces éléments compliquent la situation pour ceux qui, après avoir travaillé longtemps en Suisse, souhaitent une retraite paisible sans sacrifier leur confort. Nathalie en est un bon exemple : « Avec ma retraite suisse seule, je n’aurais pas pu vivre correctement ». C’est pourquoi l’assurance vie et le Plan d’Épargne Retraite (PER) en France séduisent beaucoup de frontaliers, grâce à leur souplesse et à leurs avantages fiscaux.
Comment Nathalie a diversifié ses revenus
Pour se protéger, Nathalie a mis en place une stratégie de diversification. Elle combine épargne financière, assurances vie, PER et investissements locatifs. Cette palette d’outils lui permet de préserver son confort, d’anticiper ses dépenses futures et de protéger sa famille.
La diversification permet de répartir les risques tout en offrant de la flexibilité et des avantages fiscaux, notamment via les produits d’épargne français. Le Crédit Agricole des Savoie, acteur reconnu auprès des frontaliers, soutient cette démarche et rappelle qu’il vaut mieux prévoir une épargne complémentaire pour faire face aux aléas économiques. Leur site, ca-frontaliers.com, propose régulièrement des conseils sur la gestion de l’argent et la préparation de la retraite pour les transfrontaliers.
Quelques conseils pour bien préparer sa retraite
Pour prétendre à une retraite confortable, il est conseillé de commencer tôt, de diversifier ses placements et de s’informer sérieusement sur les dispositifs disponibles. Il convient aussi de faire le point régulièrement sur ses droits acquis et d’ajuster ses placements au besoin. Les piliers obligatoires en Suisse, bien qu’importants, ne suffisent souvent pas, comme le montrent les témoignages de nombreux frontaliers. Les solutions françaises offrent, en particulier, une alternative intéressante grâce à leur souplesse et à leurs avantages fiscaux.
Solliciter un conseiller spécialisé est fortement recommandé pour optimiser ses choix et s’assurer d’atteindre les objectifs financiers fixés en début de carrière. Un conseiller pourra proposer des recommandations adaptées à l’horizon de placement et aider à bâtir une stratégie pour préserver le patrimoine tout en sécurisant la retraite.






