Sédentaire à 70 ans, il se force à marcher 3 fois par semaine : un an plus tard, son neurologue n’en revient pas

Après 70 ans, certaines zones du cerveau des marcheurs se mettent à fonctionner comme celles de personnes bien plus jeunes. Comment une simple marche trois fois par semaine peut-elle produire un tel effet ?

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Sédentaire à 70 ans, il se force à marcher 3 fois par semaine : un an plus tard, son neurologue n'en revient pas
Sédentaire à 70 ans, il se force à marcher 3 fois par semaine : un an plus tard, son neurologue n’en revient pas © Social Mag

Une activité physique régulière, même entamée après 70 ans, peut aider certaines régions du cerveau à fonctionner davantage comme celles de personnes plus jeunes. C’est la conclusion d’une étude américaine publiée dans la revue scientifique Frontiers in Aging Neuroscience.

Les chercheurs ont suivi des participants âgés de 55 à 80 ans, avec une moyenne d’âge d’environ 66 ans. Tous étaient, au départ, très peu actifs physiquement. Deux groupes ont été formés. Le premier a suivi un programme de marche trois fois par semaine pendant un an, les séances passant progressivement de 10 à 40 minutes. Le second s’est contenté d’exercices d’étirement, de renforcement musculaire et d’équilibre.

Au bout d’un an, la connectivité fonctionnelle entre différentes régions des cortex frontal, postérieur et temporal s’est améliorée chez les marcheurs. Ces deux réseaux cérébraux jouent un rôle dans le dysfonctionnement lié au vieillissement. Concrètement, les chercheurs ont observé une meilleure communication entre les zones du cerveau responsables de l’organisation au quotidien, de la prise de décision et de la capacité à s’adapter à une situation nouvelle.

Fait notable : certaines régions du cerveau des marcheurs communiquaient davantage comme chez des personnes plus jeunes. En revanche, ce bénéfice ne s’est pas traduit par de meilleurs résultats aux tests intellectuels : les marcheurs n’ont pas obtenu de scores supérieurs à ceux du groupe témoin sur ce plan.

Une autre étude, publiée dans la revue PNAS, va dans le même sens. Elle a suivi 120 adultes âgés de 55 à 80 ans pendant un programme d’exercice d’un an. Chez les participants marchant trois fois par semaine, le volume de l’hippocampe, région du cerveau essentielle à la mémoire, a augmenté d’environ 2 %. Dans le groupe témoin de cette même étude, ce volume a au contraire diminué.

Ces résultats ne signifient pas que la marche permet de retrouver le cerveau de ses 20 ans. Ils ne signifient pas non plus qu’elle empêche de développer la maladie d’Alzheimer. Ils montrent en revanche que même après 60 ou 70 ans, le cerveau conserve une capacité à se modifier en réponse à l’activité physique.

Dans les deux groupes étudiés par Frontiers in Aging Neuroscience, les volontaires étaient très peu actifs physiquement avant le début de l’expérience.

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