Amerrissage, retrouvailles et adaptation à la gravité : les phases du retour sur Terre de Sophie Adenot

Après 230 jours en orbite et trois sorties spatiales historiques, Sophie Adenot s’apprête à vivre un retour hors norme. Amerrissage, examens médicaux, trois semaines de réadaptation à Cologne : voici ce qui l’attend avant de retrouver la Terre ferme.

Publié le
Lecture : 3 min
Sophie Adenot amorce son retour sur Terre après huit mois dans l'ISS
Amerrissage, retrouvailles et adaptation à la gravité : les phases du retour sur Terre de Sophie Adenot © Social Mag

Jeudi 1ᵉʳ octobre 2026, Sophie Adenot a accueilli au sein de la Station spatiale internationale l’équipage venu la relever. La NASA envisage désormais un retour sur Terre de l’astronaute française dès lundi 5 octobre, sous réserve des conditions météorologiques, rapporte le 20 Minutes.

Partie en mission le 13 février 2026, Sophie Adenot aura passé plus de 230 jours en orbite. Le 3 septembre, elle est devenue l’astronaute européenne, hommes et femmes confondus, ayant réalisé la plus longue mission dans l’espace. Pendant ces huit mois, elle a mené plus de 200 expériences scientifiques destinées à préparer les prochaines missions spatiales et à faire avancer la science sur Terre, tout en restant en lien avec des écoliers à qui elle doit encore raconter son séjour.

Son passage dans l’ISS restera aussi marqué par trois sorties extravéhiculaires, les 18 août, 25 août et 1ᵉʳ septembre, pour un total de 19 heures et 42 minutes. Elle est la première femme française à s’être aventurée dans le vide spatial. Elle a confié qu’elle espérait effectuer quelques sorties extravéhiculaires, mais qu’elle ne s’attendait pas à en effectuer trois d’affilée, et ce, en l’espace de quinze jours, et que cela avait été une expérience extraordinaire.

Un amerrissage dans le Pacifique avant Houston

L’amerrissage est prévu dans l’océan Pacifique, au large de la Californie. Une fois l’astronaute et ses équipiers récupérés, de premiers examens médicaux seront pratiqués sur place avant un transport en hélicoptère jusqu’à la côte. L’équipage rejoindra ensuite le siège de la NASA, à Houston, où se déroulera la passation.

Trois semaines de récupération à Cologne

C’est l’Agence spatiale européenne (ESA) qui prend ensuite le relais pour coordonner le retour de l’astronaute à Cologne, en Allemagne, ainsi que l’ensemble de ses activités immédiates après le vol. Elle ne prendra pas de vol commercial mais un vol dédié, assuré par un avion gouvernemental ou militaire français. Sophie Adenot est attendue en Allemagne aux alentours du 7 au 8 octobre pour retrouver ses proches, sans pour autant rentrer directement chez elle.

Elle sera conduite au Centre européen des astronautes, à Cologne, dans l’installation baptisée Envihab. Sa phase de récupération y est évaluée à trois semaines, contre sept jours habituellement pour les missions les plus courtes, en raison de la durée particulièrement longue de son séjour.

Ce temps doit notamment lui permettre de se réadapter à la gravité terrestre. Une centaine de personnes, réparties sur plusieurs sites, est impliquée dans chaque retour d’un astronaute, selon l’ESA, qui précise que ce centre « offre un environnement spécialement conçu pour la poursuite des activités immédiates de post-vol, notamment les évaluations médicales, les recherches scientifiques et la rééducation ».

L’ESA justifie ce choix en expliquant qu’un retour direct à Cologne permet de « mieux maîtriser les conditions entourant l’astronaute durant cette phase critique, afin de protéger sa santé tout en garantissant l’intégrité des investigations scientifiques menées après le vol ». Sophie Adenot participera aussi à des débriefings opérationnels, au cours desquels les astronautes partagent leurs observations et les enseignements tirés de leur mission avec les ingénieurs, les experts médicaux et les équipes de mission.

Native de Cosne-Cours-sur-Loire, dans la Nièvre, Sophie Adenot a fêté ses 44 ans dans l’ISS en juillet. Pilote d’hélicoptère et colonelle au sein de l’armée de l’air, elle devra, une fois ses trois semaines de récupération achevées, poursuivre sa mission autrement : en partageant son expérience avec les élèves, les chercheurs, les décideurs et le grand public, à travers des activités éducatives, de sensibilisation et de communication.

Elle a déjà une image en tête pour raconter ses sorties dans le vide spatial, celle d’« ouvrir la portière d’une voiture et de se retrouver les pieds au bord d’une falaise ».

Suivez-nous sur Google NewsSoutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités.

Laisser un commentaire

Share to...