Mutuelles trop chères : la lettre méconnue qui permet aux salariés de récupérer de l’argent

Malgré une loi interdisant toute hausse, 96 % des assurés constatent une augmentation de 6 % de leurs cotisations santé en 2026.

Publié le
Lecture : 2 min
Mutuelles trop chères : la lettre méconnue qui permet aux salariés de récupérer de l’argent
Mutuelles trop chères : la lettre méconnue qui permet aux salariés de récupérer de l’argent © Social Mag

Depuis le 1er janvier 2026, les cotisations des complémentaires santé auraient dû rester inchangées en vertu de l’article 13 du PLFSS 2026 (projet de loi de financement de la sécurité sociale). Pourtant, beaucoup d’assurés remarquent cette année une augmentation de leurs tarifs. La situation provoque de vives réactions chez les consommateurs et les associations, et crée une vraie tension dans le monde de l’augmentation mutuelle en France.

Ce qu’on observe

Selon le cabinet Addactis, la hausse moyenne des cotisations atteint 6 % pour cette année, malgré le gel annoncé. Le coût moyen pour une mutuelle en 2026 s’élève désormais à 110 € par mois, contre 103 € l’année précédente, malgré les hausses tarifaires.

Cette augmentation touche une large majorité des Français : environ 96 % d’entre eux possèdent une complémentaire santé, soit environ 64 millions de personnes. La Mutualité française, France Assureurs, et le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) confirment tous ce constat d’augmentation continue des tarifs.

Le Conseil constitutionnel a pourtant validé la disposition du PLFSS 2026 interdisant toute augmentation, en précisant que « pour l’année 2026, le montant des cotisations de complémentaires santé ne peut être augmenté par rapport à celui applicable pour l’année 2025 ». Malgré cette validation, la règle n’a visiblement pas été suivie par tous, d’où l’indignation de certaines associations comme l’UFC-Que Choisir.

Que dit le droit et qui conteste ?

L’UFC-Que Choisir affirme avec force que ces hausses ne sont « pas légales » et invite les assurés à envoyer une lettre de réclamation à leur complémentaire santé pour dénoncer la pratique. Benjamin Recher, chargé des relations institutionnelles de l’association, conseille aux assurés de signaler par écrit que la hausse est contraire à la loi.

Un modèle de lettre type est disponible sur le site de l’association, et l’envoi en recommandé avec accusé de réception est conseillé pour tous ceux ayant constaté une hausse depuis le début de l’année.

Malgré la clarté de la loi, certaines mutuelles pourraient vouloir contester sa portée, comme le rapporte Capital. La possibilité d’un recours constitutionnel (QPC, question prioritaire de constitutionnalité) n’est pas exclue, mais ce genre de démarche reste complexe à engager individuellement.

Suivez-nous sur Google NewsSoutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités.

Laisser un commentaire

Share to...