Septembre 2026 : les météorologues n’avaient pas vu une canicule aussi tardive depuis 1949, et elle arrive très vite

37°C à Toulouse, 38°C à Montélimar… Alors que septembre s’installe, le sud-ouest s’apprête à revivre un pic de chaleur digne de l’été. Canicule ou simple coup de chaud ? Les modèles météo se contredisent franchement.

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Septembre 2026 : les météorologues n'avaient pas vu une canicule aussi tardive depuis 1949, et elle arrive très vite
Septembre 2026 : les météorologues n’avaient pas vu une canicule aussi tardive depuis 1949, et elle arrive très vite © Social Mag

« On attend de très fortes chaleurs localement, avec plus de 39°C, notamment dans le sud-ouest », prévient le météorologue Yann Amice. Ce sixième épisode de forte chaleur de l’année doit culminer autour du 5 et 6 septembre 2026, après un été déjà jugé hors norme.

Le mécanisme est identifié. À partir de mercredi 2 septembre, une dorsale anticyclonique s’étend vers la France. Un flux de sud à sud-ouest fait remonter de l’air très chaud venu d’Espagne, selon La Chaîne Météo. Dès jeudi 3 septembre, des pointes à 35°C, voire plus, sont attendues dans le sud-ouest.

Le pic de chaleur est plutôt attendu pour la journée de samedi, selon le météorologiste Guillaume Séchet, du site Météo-Paris.

Météo-France a déjà chiffré ses prévisions : 37°C à Toulouse, 36°C à Tarbes, 35°C à Bordeaux. Selon linternaute.com, 38°C ont même été relevés à Montélimar, dans le sud-est, avec des maximales attendues entre 24 et 30°C au nord et 28 à 34°C au sud.

Actu.fr évoque, pour sa part, environ 32 à 35°C dans de nombreuses régions du centre, du sud et du sud-ouest, avec sur les scénarios les plus chauds des valeurs proches de 35 à 37°C localement.

Les modèles ne s’accordent pas sur l’ampleur du phénomène. Le modèle américain GFS mise sur un scénario tempéré, avec les fortes chaleurs cantonnées au sud de la Loire, un air océanique venu des îles britanniques faisant obstacle au dôme de chaleur.

L’ECMWF, le modèle européen, prévoit au contraire une extension de l’épisode beaucoup plus vers le nord. La Chaîne Météo évoque « un contraste thermique assez net entre les deux moitiés du pays », tout en reconnaissant que « la durée et l’intensité de cet épisode de forte chaleur présentent encore peu de fiabilité ».

Canicule ou simple vague de chaleur ?

Une nouvelle canicule paraît peu probable, et une vague de chaleur aussi intense que celles de l’été, encore moins. En septembre, les nuits s’allongent, le soleil tape moins fort et moins longtemps, et le rafraîchissement nocturne se fait davantage sentir. « En septembre, les journées sont moins longues, donc la température monte moins et redescend davantage », explique Yann Amice dans actu.fr.

Les critères d’une vague de chaleur supposent un indicateur thermique national atteignant au moins 25,3°C sur une journée, puis dépassant 23,4°C pendant trois jours au minimum. Or l’indicateur culminerait plutôt vers 24°C, sous ces seuils. Quelques départements d’Aquitaine et d’Occitanie pourraient malgré tout approcher leurs seuils départementaux de canicule, selon La Chaîne Météo.

La matière rappelle un précédent marquant. Du 3 au 11 septembre 2023, les températures avaient dépassé les normales de saison de 4 à 6°C, avec la barre des 30°C souvent franchie et une vague de chaleur touchant l’Île-de-France, la Normandie, le Centre-Val de Loire et les Pays de la Loire. Le 9 septembre 2023, le thermomètre affichait 35°C à Paris.

Après le pic attendu ce week-end, une baisse des températures reste possible autour du 8 et du 9 septembre 2026. Les cartes hebdomadaires de l’ECMWF montrent pourtant, entre le 7 et le 14 septembre, des anomalies de température nettement positives sur quasiment toute la France.

Pour la semaine du 8 septembre, la tendance à quatre semaines de La Chaîne Météo anticipe « une remontée d’air chaud par le sud-ouest », avec des températures de 23 à 29°C au nord et de 27 à 33°C au sud, voire plus dans le sud-ouest.

Vers la mi-septembre, du 14 au 20, la chaleur pourrait rester installée, avec « une probabilité accrue de températures supérieures aux normales », même si la fiabilité de ces prévisions à cette échéance reste jugée limitée.

Yann Amice redoute surtout une chose : l’absence de pluie dans les semaines à venir, qui n’arrangerait pas des sols déjà asséchés par l’été caniculaire 2026.

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