La crise récente au Moyen-Orient fait monter les prix des carburants en France, et le gouvernement ajuste le fonctionnement des administrations publiques. Ces mesures, révélées le 7 mai 2026, visent à limiter les répercussions économiques sur les agents publics et à promouvoir des pratiques de travail plus flexibles. La situation est détaillée dans une circulaire émanant de Bercy, signée par David Amiel, actuel ministre de l’Action et des Comptes publics, tout comme les discussions sur les jours de carence.
Favoriser le télétravail pour réduire les frais de transport
Pour diminuer les charges des agents publics, notamment ceux qui utilisent leur véhicule personnel, le ministère propose d’élargir l’usage du télétravail, rapporte Ouest France. La circulaire invite à envisager une augmentation du télétravail pour ces agents, en rappelant toutefois la limite légale de trois jours par semaine pour les employés à temps plein.
Cette mesure répond directement à la flambée des prix du carburant, qui complique le quotidien et le budget de nombreux foyers. L’approche mise en avant cherche à offrir plus de souplesse dans l’organisation du travail tout en respectant les règles en vigueur. En s’appuyant sur des propositions « individualisées », le gouvernement espère mieux adapter les solutions sur le terrain, en tenant compte des spécificités de chaque situation professionnelle, notamment en ce qui concerne les cotisations retraite.
Limiter au maximum les déplacements professionnels
Un autre volet majeur de la circulaire consiste à réduire immédiatement les déplacements professionnels non essentiels. Les consignes sont claires : réunions, formations, séminaires et activités similaires devront désormais se dérouler en distanciel. L’usage de l’audioconférence ou de la visioconférence est fortement conseillé pour éviter des trajets coûteux.
Cela dit, certains déplacements restent inévitables, notamment ceux liés à des interventions urgentes, des missions de sécurité ou des inspections qui garantissent la continuité des services publics. La Confédération générale du travail (CGT), le principal syndicat de la Fonction publique, a exprimé son inquiétude, estimant que ces restrictions pourraient nuire à l’efficacité du service public. Selon la CGT, « l’exercice des missions de service public de l’État va être réduit de manière inacceptable en limitant les déplacements professionnels ».
Un coup de pouce financier : l’indemnité carburant de 50 €
Conscient des difficultés financières qui montent, le gouvernement a prévu une indemnité carburant de 50 € pour soutenir les travailleurs modestes grands rouleurs. Les modalités d’éligibilité restent à préciser, mais la mesure s’accompagne d’un appel à sensibiliser et informer les agents sur les différents soutiens disponibles.
Cette initiative intervient alors que les discussions sur une augmentation salariale se poursuivent. La CGT a souligné que, même avec l’indemnité carburant et l’extension du télétravail, ces ajustements ne sauraient constituer une solution définitive à la crise financière que traversent les agents publics.




