En 2025, les retraités vont devoir s’adapter à un paysage fiscal quelque peu remanié. Les nouveautés touchent la déclaration des revenus, l’imposition des pensions de retraite, ainsi que plusieurs abattements et crédits d’impôt. Il est bon de bien connaître ces mesures pour gérer au mieux ses finances et profiter des dispositifs mis en place.
Comment déclarer et imposer vos revenus
Les retraités doivent déclarer leurs pensions, leurs revenus locatifs et toutes les autres sources de revenus complémentaires. Les pensions de retraite sont calculées selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec une revalorisation de 1,8 % pour tenir compte de l’inflation. On bénéficie d’un abattement de 10 % appliqué sur le montant brut, avec un minimum de 450 € et un plafond de 4 399 € par foyer fiscal.
Les prélèvements sociaux – comme la CSG, la CRDS et la CASA – continuent de s’appliquer. Le taux de la CSG peut varier entre 0 % et 8,3 %, une partie pouvant être déduite de l’impôt sur le revenu.
Les abattements pour les plus de 65 ans
Pour les retraités de plus de 65 ans, un abattement particulier est prévu. Si les deux membres d’un couple remplissent les conditions d’âge ou d’invalidité, cet abattement est doublé. Il permet de réduire le revenu imposable sans modifier directement le montant de l’impôt. Pour les revenus locatifs qui ne dépassent pas 15 000 € par an, le régime micro-foncier offre un abattement forfaitaire de 30 %. Quant aux revenus provenant de placements financiers, ils sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, qui comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Cas particuliers et exonérations
La vente d’une résidence principale reste exonérée d’impôt sur les plus-values. Par contre, pour les autres ventes immobilières, les gains sont taxés après application d’un abattement lié à la durée de détention. Les sommes retirées d’un plan d’épargne retraite (PER) peuvent être taxées différemment selon qu’on les perçoive sous forme de capital ou de rente viagère.
Les retraités peuvent aussi bénéficier d’exonérations ou de réductions intéressantes grâce à divers dispositifs. Par exemple, l’adaptation du logement pour compenser une perte d’autonomie ouvre droit à un crédit d’impôt de 25 %, limité à 5 000 euros pour une personne célibataire ou veuve, et à 10 000 euros pour un couple.
Crédits et aides pratiques
Faire appel à un salarié à domicile permet de bénéficier d’un crédit d’impôt équivalent à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 euros par an. Pareil, on peut obtenir un crédit d’impôt allant jusqu’à 66 % pour les dons faits aux associations à but non lucratif, qui peut monter à 75 % si ces associations fournissent des repas ou une assistance.
Les résidents en Ehpad profitent également d’une réduction fiscale de 25 % des frais liés à l’hébergement et à la dépendance, avec un plafond fixé à 10 000 euros par personne hébergée, soit une réduction maximale annuelle de 2 500 euros.
Enfin, certaines personnes âgées peuvent être, sous conditions spécifiques liées au revenu fiscal, partiellement ou totalement exonérées de la taxe foncière.
Ces mesures ont été pensées pour alléger la charge fiscale des retraités et encourager des initiatives comme l’adaptation du logement ou l’engagement associatif. Pour profiter pleinement des avantages fiscaux proposés en 2025, il est recommandé à chaque retraité de passer en revue sa situation personnelle et, le cas échéant, de consulter un conseiller fiscal pour bien remplir sa déclaration dans cette période de changements.

