Les Français devront reculer leurs montres d’une heure dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. Concrètement, à 3 heures du matin ce dimanche-là, il sera en réalité 2 heures. Cette manipulation, répétée chaque automne depuis cinquante ans, permet de gagner une heure de sommeil supplémentaire.
Le changement s’applique à l’ensemble des départements métropolitains ainsi qu’à Saint-Pierre-et-Miquelon. Les autres territoires d’outre-mer français, eux, ne changent pas d’heure. Le basculement tombera pendant les vacances scolaires de la Toussaint, qui s’étendent du samedi 17 octobre au dimanche 1er novembre 2026 inclus, et ce pour toutes les zones scolaires.
En France, c’est l’Observatoire de Paris qui établit et diffuse le temps légal, à l’aide d’horloges atomiques.
Un système hérité des chocs pétroliers, jamais aboli malgré un vote européen
Le principe du changement d’heure n’est pas né en France. Dès 1784, l’écrivain et inventeur américain Benjamin Franklin évoquait déjà l’idée de se lever à l’aube pour économiser bougies et chandelles. C’est l’Allemagne qui l’adopte la première, en 1916, afin de réduire sa consommation de charbon. La France suit le mouvement la même année, avant de l’abandonner dès 1917.
Il faudra attendre 1976, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, pour que le pays réinstaure le dispositif deux fois par an, en réponse au choc pétrolier. Conçue comme provisoire, la mesure s’est installée durablement. Depuis 1998 selon actu.fr et Cnews, les dates de changement d’heure sont harmonisées dans l’Union européenne : le dernier dimanche d’octobre pour l’heure d’hiver, le dernier dimanche de mars pour l’heure d’été.
Le dispositif a pourtant failli disparaître. En mars 2019, les eurodéputés ont voté la suppression du changement d’heure saisonnier, avec une entrée en vigueur initialement fixée à 2021. La crise sanitaire du Covid-19 a eu raison de ce calendrier, et le texte a été ajourné. Il n’est en ce 6 septembre 2026 plus à l’ordre du jour.
La tendance reste pourtant à l’abandon de la pratique, certains contestant la réalité des économies d’énergie réalisées. Des travaux menés par deux chercheurs tchèques, repris par le Parlement européen et relayés par le site Toute l’Europe, indiquent que le changement d’heure a bien un effet sur la consommation d’énergie, avec un gain estimé entre 0,5 % et 2,5 % selon les pays.
Environ 70 pays dans le monde changent encore d’heure deux fois par an, pour la plupart situés dans l’hémisphère Nord, là où l’écart de lumière entre l’été et l’hiver est le plus marqué. En Europe, hors Union européenne, la Suisse et le Royaume-Uni appliquent le même système. D’autres pays, comme le Canada, les États-Unis, le Chili ou une partie de l’Australie, changent d’heure mais à des dates différentes des leurs.
Le prochain rendez-vous reste donc celui d’octobre, le passage à l’heure d’été suivant étant fixé au dernier dimanche de mars dans tous les pays membres de l’Union européenne.




