Deux dispositifs destinés à améliorer le calcul de la retraite des mères de famille s’appliqueront dès septembre 2026, confirme TF1 Info. Ces mesures figurent dans le budget de la Sécurité sociale 2026 et doivent permettre de mieux prendre en compte les enfants, à la fois dans le calcul de la pension et dans l’accès au dispositif carrières longues.
Le gouvernement l’a annoncé mercredi 5 août 2026. Un décret paru le samedi précédent, le 1er août, rend possible cette entrée en vigueur comme prévu, dès septembre, précise le ministère du Travail dans un communiqué.
Le salaire de référence recalculé pour les parents
La première mesure touche au mode de calcul du salaire de référence, celui qui sert de base au montant de la pension. Jusqu’ici, les trimestres accordés au titre des enfants n’augmentaient pas systématiquement le montant de la retraite, malgré leur existence sur le papier.
Le changement porte sur la durée de carrière prise en compte. Pour les parents ayant eu un enfant et obtenu des trimestres à ce titre, le salaire de référence sera désormais calculé sur les 24 meilleures années de carrière, contre 25 actuellement. Pour ceux ayant eu deux enfants et plus, ce sera 23 meilleures années.
Selon le ministère du Travail, cette mesure doit permettre « d’améliorer le montant de la pension pour plus d’une femme sur deux ».
Des trimestres mobilisables pour un départ anticipé
La seconde mesure concerne le dispositif carrières longues, qui permet de partir à la retraite avant l’âge légal. Les femmes ayant obtenu des trimestres cotisés supplémentaires grâce à leurs enfants pourront désormais les utiliser pour accéder à ce dispositif, dans la limite de deux trimestres.
Ces deux mesures avaient été proposées par les partenaires sociaux dans le cadre du conclave des retraites, à l’été 2025, avant d’être intégrées au projet de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Le ministère du Travail justifie ce choix par des écarts persistants entre hommes et femmes en matière de pension. Les femmes « continuent de percevoir des pensions de retraite inférieures à celles des hommes en raison de carrières plus souvent interrompues, du recours au temps partiel et d’écarts de rémunération persistants », indique le communiqué.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a commenté ces mesures dans le même communiqué : il a estimé qu’avec ces deux mesures, un choix de justice avait été fait et devenait une réalité, permettant de mieux reconnaître l’impact de la parentalité sur les carrières, d’améliorer les pensions des femmes et de rendre le dispositif des carrières longues plus équitable.
Ces deux dispositifs bénéficieront principalement aux femmes, selon le ministère.





