Beaucoup de retraités ne le réalisent pas, mais ils peuvent être exonérés de taxe foncière après 75 ans si leurs revenus ne dépassent pas ce plafond

75 ans, un certain niveau de revenus, et votre taxe foncière peut carrément disparaître en 2026. Mais attention aux plafonds précis et à une taxe qui, elle, reste bel et bien due.

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Beaucoup de retraités ne le réalisent pas, mais ils peuvent être exonérés de taxe foncière après 75 ans si leurs revenus ne dépassent pas ce plafond
Beaucoup de retraités ne le réalisent pas, mais ils peuvent être exonérés de taxe foncière après 75 ans si leurs revenus ne dépassent pas ce plafond © Social Mag

En 2026, les propriétaires âgés de plus de 75 ans peuvent bénéficier d’une exonération totale de la taxe foncière sur leur résidence principale, à condition que leur revenu fiscal de référence ne dépasse pas un plafond fixé par l’administration.

C’est l’âge du propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition qui compte, et non celui atteint en cours d’année. Pour déterminer le droit à l’exonération en 2026, le fisc se base sur les revenus perçus en 2025. Le plafond de revenu fiscal de référence s’établit à 12 793 € pour une personne seule et à 19 626 € pour un couple.

Chaque demi-part supplémentaire relève ce seuil de 3 416 €. Si le revenu fiscal de référence dépasse légèrement ces montants, l’exonération totale peut se transformer en un simple plafonnement de la taxe calculé en fonction des revenus.

Entre 65 et 75 ans, les propriétaires qui ne remplissent pas les conditions de l’exonération totale peuvent tout de même obtenir un dégrèvement automatique de 100 € sur leur taxe foncière, sous réserve de respecter les mêmes plafonds de ressources, explique le magazine Ça m’intéresse.

Une exonération élargie aux bénéficiaires de l’ASPA, de l’ASI et de l’AAH

L’âge n’est pas le seul critère d’accès à cette exonération. Les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, de l’allocation supplémentaire d’invalidité ou de l’allocation aux adultes handicapés peuvent en bénéficier quel que soit leur âge, sans condition de ressources cette fois.

Comme pour les autres cas, l’exonération porte sur la résidence principale. Une situation particulière est prévue pour les bénéficiaires partis en maison de retraite : l’avantage fiscal reste acquis à condition que le logement laissé vacant reste effectivement inoccupé. Tout changement de situation, un logement qui se libère après un départ en établissement par exemple, doit être signalé à l’administration.

Dans la grande majorité des cas, ni l’exonération totale ni le dégrèvement de 100 € ne nécessitent de démarche particulière : le service des impôts les applique directement sur l’avis d’imposition dès que les critères d’âge et de ressources sont réunis.

Un propriétaire qui s’estime éligible sans voir la remise apparaître peut adresser un courrier au centre des impôts fonciers dont dépend son bien, en détaillant sa situation (âge, allocations perçues, revenu fiscal de référence) et en joignant les justificatifs demandés.

L’administration étudie alors le dossier avant de confirmer ou refuser le droit à l’exonération. En cas de doute, il est aussi possible de vérifier ses droits via l’espace personnel en ligne du site impots.gouv.fr, où figure le tableau actualisé des plafonds de revenus.

Reste un point à garder à l’esprit avant de faire ses comptes pour l’automne 2026 : l’exonération ne concerne que la taxe foncière proprement dite. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères, elle, continue en général d’être due par le propriétaire, sauf cas très particuliers.

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