Prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026), cette mesure pourra augmenter la pension de nombreux assurés, en retenant une part plus avantageuse de leur carrière.
Un calcul de la pension revu pour les parents
Aujourd’hui, la pension de base versée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) se calcule sur les 25 meilleures années de salaire.
À compter du 1er septembre 2026, cette règle change pour les assurés qui disposent de majorations ou de bonifications liées à leurs enfants, explique Le Journal du Net.
- 24 meilleures années seront retenues pour les parents ayant des droits liés à un enfant ;
- 23 meilleures années seront retenues pour les parents ayant des droits liés à au moins deux enfants.
En écartant une ou deux des années les moins favorables, ce calcul peut relever la pension mensuelle. Le gain dépend du parcours professionnel de chaque assuré.
Les pères sont aussi concernés
La mesure était d’abord présentée comme un moyen de réduire les écarts de pension entre les femmes et les hommes. Elle concerne en réalité tous les parents qui remplissent les conditions fixées par la loi.
Sont visés les assurés qui ont obtenu des trimestres au titre de la naissance, de l’adoption ou de l’éducation d’un enfant, à condition de relever du régime général et de liquider leur retraite après le 1er septembre 2026.
Pour les mères, le régime général prévoit jusqu’à 8 trimestres par enfant :
- 4 trimestres au titre de la maternité ou de l’adoption ;
- 4 trimestres au titre de l’éducation.
Comme le rappelle l’Agirc-Arrco, les règles varient selon l’année de naissance de l’enfant. Pour les enfants nés à partir de 2010, les trimestres liés à l’éducation peuvent se partager entre les deux parents, à condition d’en faire la demande dans les délais prévus.
Jusqu’à huit trimestres supplémentaires selon la situation
Les majorations pour enfants ne servent pas qu’à atteindre plus vite la durée d’assurance requise. Elles peuvent aussi donner accès à ce nouveau mode de calcul de la pension.
Toujours selon l’Agirc-Arrco, le régime général attribue au maximum 8 trimestres par enfant :
- 4 trimestres pour la maternité ou l’adoption ;
- 4 trimestres pour l’éducation.
Des dispositions particulières existent aussi pour les parents d’enfants en situation de handicap, qui peuvent, sous certaines conditions, obtenir des trimestres supplémentaires.
Une évolution qui pourrait concerner un grand nombre de futurs retraités
Cette réforme s’adresse aux salariés affiliés à la CNAV qui liquideront leur retraite à partir du 1er septembre 2026. Un seul trimestre attribué au titre d’un enfant peut suffire pour entrer dans le champ du nouveau calcul.
Pour les assurés concernés, cette modification ne change ni les règles d’attribution des trimestres ni les conditions de départ à la retraite. Elle change seulement la façon de sélectionner les années retenues pour le calcul, ce qui peut jouer favorablement sur le montant.




