C’est confirmé : les ambassades américaines au Moyen-Orient appellent leurs ressortissants à se préparer à partir

Neuf villes, un même message : partez ou préparez-vous à le faire. Entre menaces de Trump et représailles iraniennes, le Moyen-Orient retient son souffle. Que se passe-t-il vraiment dans les coulisses de cette escalade ?

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C'est confirmé : les ambassades américaines au Moyen-Orient appellent leurs ressortissants à se préparer à partir
C’est confirmé : les ambassades américaines au Moyen-Orient appellent leurs ressortissants à se préparer à partir © Social Mag

Les ambassades des États-Unis dans plusieurs pays du Moyen-Orient ont publié, samedi 1ᵉʳ août 2026, une alerte de sécurité sur les réseaux sociaux mettant en garde les citoyens américains contre une possible escalade du conflit régional. Neuf villes sont concernées :

  1. Amman en Jordanie
  2. Abou Dhabi aux Émirats arabes unis
  3. Jérusalem en Israël
  4. Mascate à Oman
  5. Koweït
  6. Bagdad
  7. Ryad
  8. Doha
  9. Beyrouth

Le message est sans ambiguïté : « Les Américains présents dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d’escalade ». Les ambassades demandent aussi à leurs ressortissants de vérifier l’état de leurs vols et de suivre les consignes des autorités locales, tout en évoquant la possibilité d’annulations de vols, de fermetures périodiques de l’espace aérien et de perturbations potentielles des déplacements.

Certaines consignes varient selon les pays. En Jordanie, les Américains sont invités à éviter les bases militaires américaines, récemment visées par des missiles iraniens. En Israël, on leur recommande de repérer l’abri antiaérien le plus proche de chez eux. Au Liban, le personnel non essentiel de l’ambassade a déjà été relocalisé.

Sur son site, l’ambassade américaine à Jérusalem qualifie le régime iranien d’« imprévisible », citant « ses récentes décisions d’attaquer des zones de la région sans avertissement ni provocation, ainsi que d’étendre ses attaques à des zones qui n’avaient pas été visées auparavant (comme l’Égypte) ».

Le mercredi 29 juillet, un drone avait en effet frappé un navire gazier appartenant à une société américaine, amarré dans un port égyptien, provoquant un incendie. L’Égypte a ouvert une enquête mais n’a pour l’instant désigné aucun responsable.

Trump menace de frapper très fort, l’armée iranienne réplique

Cette alerte intervient alors que Donald Trump a de nouveau menacé, vendredi 31 juillet, de frapper l’Iran très fort. Selon le média américain CBS, qui cite plusieurs sources anonymes, Washington envisage de nouveaux bombardements massifs ce week-end, notamment contre des infrastructures énergétiques iraniennes, mais le président n’aurait pas encore donné son feu vert.

L’armée iranienne a répondu en accusant Washington d’attiser les tensions dans la région. Dans un avertissement diffusé par l’institution, elle a prévenu : « Tout pays servant de bouclier défensif à l’Amérique criminelle et agressive sera englouti par les flammes de la guerre ».

L’Iran et les États-Unis ont repris fin juillet-début août 2026 leurs échanges de frappes nocturnes après plusieurs jours d’accalmie. Aucune attaque n’a toutefois été signalée depuis la nuit de vendredi à samedi. Depuis la reprise des hostilités début juillet, Téhéran a recommencé à viser des pays alliés de Washington ainsi que des installations américaines dans la région.

Le Pakistan, qui joue le rôle de médiateur, a affirmé jeudi 30 juillet que les belligérants négociaient en vue d’une désescalade, en particulier autour du détroit d’Ormuz.

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