Le Diamox 250 mg, un médicament à base d’acétazolamide, reste difficile à obtenir dans les pharmacies de ville. Le laboratoire Cooper a précisé, dans une lettre datée du 27 octobre 2026 et mise à disposition le 28 octobre, les mesures destinées à répartir les stocks. Le retour à un approvisionnement normal est attendu au plus tôt en décembre.
Cette difficulté concerne directement les personnes qui suivent un traitement au long cours. La fiche de disponibilité de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) confirme une tension en ville, tandis que l’approvisionnement des hôpitaux n’est pas signalé comme affecté.
Diamox 250 mg : ce qui change dans les commandes des pharmacies
Selon le courrier adressé aux pharmaciens par Cooper, les commandes directes des officines auprès du laboratoire sont arrêtées. Les pharmacies doivent désormais passer par les grossistes-répartiteurs, eux-mêmes soumis à des limitations.
Les quantités commandées doivent correspondre au strict nécessaire, soit un mois de traitement par patient. Le laboratoire indique qu’une commande devrait généralement représenter deux à quatre boîtes au maximum, pour un ou deux patients. Il explique ces restrictions par des difficultés de production chez son sous-traitant.
Un stock de dépannage d’urgence est conservé. Il peut être sollicité par les pharmaciens lorsque leur grossiste ne parvient pas à les livrer. Cette organisation vise à préserver la continuité des traitements tout en répartissant les boîtes disponibles sur le territoire.
Quels patients utilisent ce médicament ?
Le Diamox 250 mg est notamment indiqué dans certaines hypertonies oculaires qui ne peuvent pas être contrôlées par un traitement local. Il peut également être utilisé dans des situations médicales précises d’alcalose métabolique et dans le traitement symptomatique du mal des montagnes, conformément aux indications rappelées par l’ANSM.
Le laboratoire souligne l’importance de la continuité des soins pour certains patients atteints d’hypertonie oculaire, notamment dans des situations de glaucome difficiles à contrôler. Les conséquences d’une interruption peuvent être sérieuses selon la maladie traitée et la situation individuelle.
Comment anticiper une difficulté d’approvisionnement ?
Les personnes concernées peuvent contacter leur pharmacie avant l’épuisement de leur boîte afin de vérifier les délais d’approvisionnement. Le pharmacien peut interroger son grossiste et, si nécessaire, examiner la possibilité d’un dépannage dans le dispositif prévu par le laboratoire.
En cas de difficulté persistante, le médecin prescripteur doit être informé pour organiser la continuité des soins. Il appartient aux professionnels de santé d’évaluer les options adaptées à chaque patient : modifier ou interrompre soi-même un traitement exposerait à des risques.
L’ANSM prévoit une remise à disposition au début du mois de décembre 2026, avec un délai supplémentaire possible avant le retour des boîtes dans toutes les pharmacies. Cette échéance reste prévisionnelle et dépend de la reprise effective de la production et de la distribution.
