Les manifestants appelés à défiler à Paris samedi 31 octobre 2026 devront, selon les arrêtés préfectoraux publiés vendredi, se rassembler à l’est de la capitale. Les parcours demandés par la CGT entre Bastille et Nation et par des Gilets jaunes entre Bastille et Concorde ont été interdits. La préfecture autorise un rassemblement de 12 heures à 18 heures, avec un départ du cortège à 14 heures porte de Bagnolet, en direction de la porte de Charenton par les boulevards des Maréchaux, selon les informations de l’AFP publiées le 30 octobre.
Cette décision concerne la troisième journée de mobilisation contre la vie chère, qui associe des organisations syndicales, étudiantes et des collectifs de Gilets jaunes. Pour les personnes souhaitant participer, le lieu de départ annoncé est donc différent des itinéraires initialement déposés.
Pourquoi les cortèges ne partiront pas de Bastille
La préfecture de police invoque les risques de troubles à l’ordre public dans un contexte de fortes tensions sociales. Elle estime que les itinéraires du centre traversent des secteurs comportant de nombreux commerces, établissements bancaires et bâtiments sensibles. Son arrêté prévoit la convergence des deux cortèges sur un seul parcours en périphérie.
Les deux demandes n’étaient pas identiques. La CGT envisageait de rejoindre la place de la Nation depuis Bastille, notamment par la rue de Lyon et l’avenue Daumesnil. Le parcours déposé par les Gilets jaunes devait, lui, se diriger vers la place de la Concorde. Le compte rendu de l’agence Anadolu confirme l’interdiction du tracé central et l’autorisation d’un itinéraire de remplacement.
Un parcours contesté par les syndicats et les étudiants
Les organisations mobilisées dénoncent une restriction excessive à la liberté de manifester. La Fage, organisation étudiante, a annoncé des recours en référé-liberté contre les décisions préfectorales. D’autres représentants syndicaux et étudiants ont indiqué vouloir maintenir leur mobilisation.
Le cadre annoncé vendredi est donc celui des arrêtés en vigueur au moment de leur publication. Les éventuelles décisions de justice et les consignes ultérieures des organisateurs peuvent encore faire évoluer les modalités pratiques du rassemblement.
Une journée de mobilisation à l’échelle nationale
Le 31 octobre s’inscrit dans une séquence de contestation portant sur les salaires, le coût de la vie et les services publics. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes à travers la France pour la journée, qu’il considère comme particulièrement sensible, selon Reuters.
La date coïncide avec Halloween, ce qui conduit les autorités à anticiper aussi des rassemblements en soirée distincts des cortèges syndicaux. Les organisateurs de la contestation sociale appellent, de leur côté, à poursuivre la mobilisation, notamment avec une journée de grève prévue le 5 novembre.
Comment s’informer avant de se déplacer samedi
Les participants doivent retenir, à ce stade, la porte de Bagnolet comme point de départ du cortège autorisé à 14 heures et la porte de Charenton comme point d’arrivée. Les personnes qui doivent traverser l’est parisien ont également intérêt à consulter les informations de circulation et les éventuelles restrictions de transports publiées par les opérateurs et les autorités le jour même.
Le différend entre la préfecture et les organisations mobilisées porte désormais sur le lieu où la contestation peut s’exprimer. L’issue des recours éventuels déterminera si le dispositif annoncé vendredi reste celui appliqué samedi.
