Face à Édouard Philippe, candidat du parti Horizons, Marine Le Pen recueillerait 57 % des voix contre 43 %. Face à Jean-Luc Mélenchon, l’écart se creuse encore davantage : la candidate du Rassemblement national l’emporterait avec 69 % des suffrages, contre 31 % pour le candidat insoumis.
Ces chiffres proviennent d’un sondage Toluna-Harris interactive réalisé pour RTL et M6, mené auprès d’un échantillon de 1 974 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Comme toute enquête d’opinion, elle offre une photographie du moment, sans valeur prédictive.
Le Pen en position dominante dès le premier tour
Au premier tour, Marine Le Pen recueillerait entre 35 % et 36 % des voix, un score qui la place très loin devant tous ses concurrents. Jean-Luc Mélenchon devancerait Édouard Philippe quel que soit le candidat social-démocrate opposé, avec 18 % contre 16 %.
Gabriel Attal, qui a succédé à Édouard Philippe à Matignon, ferait moins bien que son ancien Premier ministre : il serait crédité de 12 % à 13 % des intentions de vote. Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique, devancerait systématiquement François Hollande, avec 10 % à 11 % contre 7 % à 8 % pour le candidat du Parti socialiste.
Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, obtiendrait 10 % des suffrages face à Gabriel Attal, et 8 % à 9 % face à Édouard Philippe. Éric Zemmour, pour Reconquête, se situerait entre 5 % et 6 %.
Deux scénarios testés par Cluster 17 pour Politico
Un autre sondage, réalisé par Cluster 17 pour Politico en ligne les 15 et 16 septembre 2026, confirme la place de Marine Le Pen en tête du premier tour, à 31 %, quel que soit le candidat retenu pour représenter le bloc central.
Dans un premier scénario, avec Édouard Philippe comme candidat, ce dernier serait à égalité avec Jean-Luc Mélenchon, chacun à 19 %. Raphaël Glucksmann, retenu comme candidat social-démocrate, suivrait à 12 %, devant Bruno Retailleau, à 7,5 %, et Éric Zemmour, à 3,5 %.
Le second scénario remplace Édouard Philippe par Gabriel Attal. La physionomie de la course change alors nettement : Jean-Luc Mélenchon domine largement avec 20 %, tandis que Gabriel Attal recule à la quatrième position, à 13,5 %, dépassé par Raphaël Glucksmann, crédité de 14 %. Bruno Retailleau s’approche de la barre des 10 %, à 9,5 %, et tous les autres candidats testés restent sous les 5 %.
Un sondage Ifop pour La Tribune Dimanche et BFMTV, réalisé en partenariat avec Talan auprès de 956 personnes, s’est penché sur un tout autre aspect de la campagne : la manière dont les candidats à 2027 sont perçus sur les questions liées à l’intelligence artificielle.
Marine Le Pen arrive en tête sur ce terrain aussi, avec 29 % des Français la jugeant la plus à même de traiter le sujet. Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Attal suivent ex æquo, à 15 % chacun. Sur cette question précise, Gabriel Attal devance ainsi Édouard Philippe, alors que le maire du Havre semble le devancer, lui, dans les derniers sondages généraux.
L’intelligence artificielle ne s’impose toutefois pas comme un thème central de la campagne. Selon l’enquête, 39 % des personnes interrogées la jugent importante pour 2027. Le détail des réponses montre que :
- 12 % la considèrent prioritaire,
- 40 % importante
- 35 % secondaire.
La connaissance de l’intelligence artificielle générative a nettement progressé en trois ans : 61 % des sondés affirment savoir précisément de quoi il s’agit. Et 41 % déclarent l’avoir déjà utilisée pour s’informer sur l’actualité.
Parmi ces derniers, 38 % ont eu le sentiment que l’IA cherchait à orienter leurs opinions politiques, contre 62 % qui l’ont jugée neutre. Cette suspicion d’orientation politique est particulièrement présente chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, à 48 %. Elle reste au contraire minoritaire chez les électeurs d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, qui la jugent majoritairement objective, selon La Tribune Dimanche.





