Évelyne Dhéliat, présentatrice météo de TF1, a demandé à Météo-France de refaire la carte qui projette les températures caniculaires pour 2050. Elle l’a annoncé ce jeudi au groupe EBRA. Pour elle, il faut actualiser les chiffres parce que le réchauffement reste sous-estimé, et les projections précédentes sont « déjà obsolètes ».
Un passé de prévisions vite dépassées
Depuis ses débuts en 1991 comme présentatrice météo sur TF1, Évelyne Dhéliat a vu le climat évoluer, notamment avec la canicule de 2003, qui a provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes en France. En 2014, elle avait présenté une carte de Météo-France qui annonçait des températures exceptionnelles pour 2050. En 2022, cette carte a été mise à jour et les valeurs ont été « revues à la hausse, très largement ».
Par exemple, la projection pour Brest est passée à 37 °C, alors qu’elle était de 26 °C auparavant, et Paris est désormais annoncée à 45 °C, contre plus de 40 °C au départ. Pour Nîmes, on est passé de 43 °C à 48 °C en quelques années. Évelyne Dhéliat insiste pour que ces chiffres soient revus à la lumière des épisodes récents de chaleur intense et prévient que « les 50 °C vont être atteints » dans les prochaines projections.
Elle demande une nouvelle carte
Au Dauphiné Libéré, Évelyne Dhéliat a déclaré : « J’ai demandé à Météo-France s’il était possible de refaire cette carte. Vu ce qu’on a vécu ces dernières années et ce qu’on vit actuellement, je pense que les données seront encore bien supérieures ». En 2022, les scientifiques de Météo-France jugeaient psychologiquement difficile d’envisager officiellement le dépassement de la barre des températures extrêmes, mais cette possibilité reste sur la table pour les projections à venir.
Météo-France planche, sans calendrier précis
Météo-France travaille sur de nouvelles prévisions alarmantes, mais aucune date de publication n’a été annoncée. Évelyne Dhéliat souligne la complexité et la durée de ce travail, et rappelle que l’institut doit gérer de nombreux dossiers. Les projections pour une canicule en août 2050 permettront-elles d’y voir plus clair ? Pour l’instant, Météo-France n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations du groupe EBRA.


