La Mie Câline, une entreprise vendéenne, a récemment été condamnée à payer une amende de 200 000 € pour avoir diffusé des informations trompeuses sur l’origine de ses œufs. L’affaire a été révélée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et reprise par plusieurs médias, dont Ouest-France.
Connue pour ses viennoiseries, ses sandwiches et ses produits de boulangerie, La Mie Câline appartient à la société Monts fournil et a son siège à Saint-Jean-de-Monts, en Vendée. L’enseigne doit aujourd’hui répondre des informations erronées qu’elle a données sur l’origine de certains ingrédients.
Les pratiques pointées du doigt
La sanction fait suite à un contrôle de la DGCCRF. L’inspection, menée le 11 février 2025, a relevé des manquements sur la période du 1ᵉʳ janvier 2024 au 20 février 2025. L’entreprise indiquait qu’elle « s’approvisionn[ait] exclusivement avec des œufs de poule en plein air et d’origine française », une formulation que les autorités ont jugée trompeuse.
Dans les faits, 50 % des œufs utilisés étaient importés. Et 60 % de ces produits provenaient de poules élevées au sol, et non en plein air comme l’annonçait l’enseigne.
La réponse de La Mie Câline
Après la sanction, La Mie Câline a accepté de régler l’amende de 200 000 €. L’entreprise explique ces erreurs par des difficultés d’approvisionnement liées à des épisodes de grippe aviaire, qui auraient compliqué l’accès aux œufs français. Elle affirme avoir mis à jour les informations en magasin pour corriger les allégations trompeuses, mais reconnaît que ces modifications n’avaient pas été reportées sur son site internet.
Dans un communiqué, La Mie Câline a exprimé ses regrets pour « cette défaillance dans la mise à jour de ses informations en ligne » et réaffirmé son « engagement en faveur d’une information claire, transparente et rigoureuse à destination de ses clients ». L’enseigne cherche ainsi à regagner la confiance de ses clients tout en admettant les difficultés qu’elle a rencontrées.

