Un habitant de Notre-Dame-des-Millières, en Savoie, a reçu une demande de remboursement déroutante. Joseph Nicastro, 47 ans, s’est vu réclamer 1 062 026 € par la CAF de la Savoie au titre de la prime d’activité, rapporte Ouest France. Le montant a vite circulé dans la région.
Ce qui s’est passé
Joseph Nicastro n’était allocataire que depuis trois mois quand il a reçu la lettre, datée du 8 juin 2026. Il n’avait jamais touché cette somme, mais on lui en réclamait le remboursement. La CAF avait fixé une mensualité de 550,25 €. À ce rythme, calcule Joseph, l’échéancier s’étalerait sur 161 ans, jusqu’à ses 208 ans.
Il a relancé la CAF de la Savoie plusieurs fois, par téléphone et par mail, pour exposer sa situation. Comme il le raconte : « Quand j’expliquais ma situation, ça n’avait l’air de choquer personne ».
Une erreur du système informatique
La CAF a fini par reconnaître un « bug informatique », qualifié d’« exceptionnel ». Le dossier a été régularisé après que Le Dauphiné Libéré, quotidien régional, a relayé son histoire. Joseph a reçu des excuses officielles, mais il ne comprend toujours pas comment une telle dette a pu passer. « Il y a forcément une personne qui a validé mon dossier », pointe-t-il.
Un incident qui pose des questions
L’épisode rappelle ce que peuvent provoquer les erreurs administratives. Joseph Nicastro, lui, en tire surtout une anecdote teintée d’ironie : « Devoir un million d’euros, ça ne doit pourtant pas arriver tous les jours ».
Pour les allocataires, mieux vaut vérifier de près les courriers de ce type. L’automatisation accélère le traitement des dossiers, mais sans relecture humaine, elle peut produire des erreurs aux conséquences humaines lourdes. Le cas de Joseph montre qu’un système, même perfectionné, se trompe parfois et qu’une intervention manuelle reste nécessaire pour rattraper l’anomalie, ce qui pose la question de la fiabilité des systèmes.


