La maternité de Bergerac, rattachée au centre hospitalier de cette sous-préfecture de Dordogne, a enregistré environ 600 naissances sur l’ensemble de 2025, une dizaine de plus qu’à la même période en 2024. Un chiffre stable, presque en légère hausse, dans un établissement dont l’activité n’a pourtant cessé de se réduire depuis des années.
Sur trente ans, le nombre de naissances dans cette maternité a été divisé par deux. La tendance est nette, mais elle ne suffit pas à placer l’établissement en danger immédiat. La Cour des comptes fixe à 300 naissances annuelles le seuil en dessous duquel une maternité doit fermer. Bergerac reste largement au-dessus.
Une maternité ferme, les autres sont sur le fil
Ce n’est pas le cas de tous les établissements du département. La maternité de la commune voisine de Sarlat a fermé ses portes en 2024. Bergerac, elle, tient. Le taux de natalité local s’élève pourtant à environ 6,6 naissances pour 1 000 habitants en 2025, l’un des plus faibles de l’Hexagone.
Dans les couloirs de la maternité, le silence domine. Une sage-femme y répond au téléphone à un appel destiné à la salle de naissance : « Allo, la salle de naissance ? Vous voulez l’échographiste ? Oui, c’est très calme. » Au loin, seuls les pleurs d’un nouveau-né viennent rompre ce calme.
Pauline Lachaud, sage-femme coordinatrice de l’établissement, tempère l’inquiétude que peuvent susciter ces chiffres. Selon elle, la baisse démographique observée à Bergerac n’entraîne pas de risque de fermeture pour la maternité. « Nous ne sommes pas menacés », affirme-t-elle au Parisien.



