La récente affaire opposant Ian Clifford, un salarié en arrêt maladie de longue durée, à son employeur IBM soulève des questions sur la gestion des droits des employés atteints de maladies graves. Diagnostiqué d’une leucémie de stade 4 en 2012, Ian Clifford, un Britannique résidant au Royaume-Uni, a saisi le tribunal du travail de Reading pour contester une stagnation salariale qu’il juge être une discrimination fondée sur le handicap.
Santé et finances : où il en est
Ian Clifford souffre d’une leucémie au stade avancé depuis plus de 15 ans, ce qui l’a placé en arrêt maladie depuis tout ce temps. Face à un avenir incertain, il a déclaré qu’il est « hautement improbable » qu’il vive au‑delà de ses 65 ans.
Pendant son arrêt, il bénéficie d’un plan interne d’IBM garantissant 75 % de son salaire pour toute la durée de son absence, avec une projection de versements sur 30 ans, explique le magazine Marie France. Son salaire maintenu se situe entre 61 500 € et 62 640 € par an, soit un revenu mensuel d’environ 5 000 € à 5 220 €. À ces taux, les estimations indiquent un versement total allant de 1,72 million € à 1,88 million € d’ici à sa retraite. Ian Clifford pointe toutefois l’érosion de son pouvoir d’achat liée à l’inflation et se dit lésé par l’absence d’augmentations annuelles comparées à celles de ses collègues en activité.
La procédure et la décision du tribunal
Dans sa plainte déposée en février 2022, IAN Clifford accuse IBM de discrimination, arguant que le manque de revalorisation salariale lui refuse les mêmes droits que ses pairs. Il soutient notamment que l’inflation devrait être compensée pour les salariés en situation de handicap et réclame que les augmentations ne soient pas réservées uniquement aux employés actifs.
Le tribunal de Reading a toutefois rejeté sa requête. Le juge a estimé qu’Ian Clifford avait déjà bénéficié d’un « avantage très substantiel » et d’un « traitement favorable », soulignant que le maintien de 75 % de son salaire sur une aussi longue période représente une protection rare et particulièrement avantageuse. La justice a conclu que le dispositif proposé par IBM était suffisant et ne violait pas les règles d’égalité dans les droits des travailleurs.




