Remboursement d’impôt : 12,6 millions de foyers concernés, gare aux fausses alertes du fisc

12,6 millions de foyers vont recevoir un virement du fisc dès ce vendredi, mais attention : des escrocs imitent la DGFiP à la perfection pour vous piéger. Voici comment repérer le vrai du faux avant qu’il ne soit trop tard.

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Remboursement d'impôt : 12,6 millions de foyers concernés, gare aux fausses alertes du fisc
Remboursement d’impôt : 12,6 millions de foyers concernés, gare aux fausses alertes du fisc © Social Mag

Les virements ont commencé à tomber ce vendredi 24 juillet 2026. La direction générale des Finances publiques (DGFiP) verse le trop-perçu de l’impôt sur le revenu à 12,6 millions de foyers fiscaux, à l’issue de la dernière campagne de déclaration. Un second lot de versements est prévu le 31 juillet. Pour les contribuables dont l’administration ne détient pas les coordonnées bancaires, un chèque est envoyé directement au domicile.

Cette campagne de remboursement estivale est devenue une habitude depuis la mise en place du prélèvement à la source en 2019, rappelle RMC Conso. L’an dernier, près de 13 millions de foyers avaient bénéficié d’un virement de ce type, pour un montant moyen de 1 017 euros.

Cette période est aussi devenue un terrain de chasse privilégié pour les escrocs. La plateforme Cybermalveillance.gouv.fr alerte sur des tentatives d’hameçonnage qui usurpent l’identité de l’administration fiscale, par mail, SMS ou appel téléphonique. Le message annonce un remboursement et invite à cliquer sur un lien pour en bénéficier. En réalité, la victime atterrit sur un faux site qui reprend trait pour trait celui des impôts, où on lui demande de renseigner ses coordonnées bancaires.

Un montant crédible et un délai qui pousse à agir vite

Les escrocs soignent leurs messages. Un habillage graphique proche de celui du site officiel, un montant qui paraît plausible, un ton qui imite celui du fisc : tout est fait pour endormir la méfiance. La plateforme note que les fraudeurs affinent leurs techniques à mesure que les Français se montrent plus attentifs aux arnaques en ligne. Un délai imposé pour réagir fait partie du procédé, histoire de créer la peur de rater un gain.

Les conséquences dépassent souvent le simple vol de données. Une fois les coordonnées bancaires en main, l’escroc peut ensuite monter une fausse situation d’urgence pour intervenir sur le compte, avec l’accord de la victime elle-même. C’est le scénario classique de l’arnaque au faux conseiller bancaire.

Face à ce risque, la règle rappelée par Cybermalveillance.gouv.fr est simple : le fisc ne demande jamais de démarche pour obtenir ce remboursement. La DGFiP connaît déjà les coordonnées bancaires des contribuables concernés et effectue le virement directement, sans qu’aucune action ne soit nécessaire de leur côté. L’administration ne demande en aucun cas de cliquer sur un lien reçu par mail ou SMS pour récupérer une somme due.

Sur son site, la plateforme insiste sur un autre point : « aucun paiement de frais ni validation par carte bancaire ne vous sera demandé » pour bénéficier d’un remboursement fiscal. Toute sollicitation en ce sens doit être considérée comme suspecte.

Les autorités conseillent aux contribuables de vérifier directement dans leur espace particulier sur le site des impôts s’ils ont effectivement droit à un trop-perçu en 2026, plutôt que de se fier à un mail ou un SMS reçu à l’improviste.

Ne jamais cliquer sur un lien annonçant un remboursement, ne jamais transmettre d’informations bancaires sans avoir vérifié l’identité de son interlocuteur : ces réflexes restent, selon la plateforme, la meilleure protection en cette période de versements.

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