Beaucoup de femmes retraitées ne le réalisent pas, mais un enfant né avant 2012 peut leur faire gagner plusieurs centaines d’euros de pension par an

Une mesure méconnue pourrait ajouter jusqu’à 300 € à votre pension si vous avez eu des enfants avant 2012.

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Beaucoup de femmes retraitées ne le réalisent pas, mais un enfant né avant 2012 peut leur faire gagner plusieurs centaines d'euros de pension par an
Beaucoup de femmes retraitées ne le réalisent pas, mais un enfant né avant 2012 peut leur faire gagner plusieurs centaines d’euros de pension par an © Social Mag

Une mesure introduite dans la réforme des retraites de 2023 permet une revalorisation pour certaines femmes retraitées. Proposée par des sénateurs et intégrée dans la Loi de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2023, elle cherche à corriger une inégalité dans le calcul des pensions.

Concrètement, elle autorise l’inclusion des indemnités journalières (IJ) versées pendant les congés maternité dans le calcul de la pension, ce qui revalorise la retraite des mères dont les enfants sont nés avant 2012.

Ce que dit la loi et ce qu’elle corrige

La réforme de 2023 permet aux mères ayant eu leurs enfants avant 2012 de voir leurs indemnités journalières de congé maternité prises en compte dans le calcul de leur pension, confirme Le Journal du Net.

Cette avancée concerne notamment les femmes qui ont pris leur retraite depuis le 1er septembre 2023 et dont les périodes de maternité figuraient parmi les 25 meilleures années de carrière. L’idée est de compenser la baisse de revenus pendant ces périodes, situation qui pousse souvent les familles nombreuses proches du Smic à prolonger leur activité pour toucher une pension correcte.

Les modalités ont été précisées par la circulaire de l’Assurance retraite du 28 mars 2025 : ces indemnités seront désormais calculées sur une base forfaitaire, majorée pour mieux valoriser la période de congé.

Les erreurs qui plombent les pensions

Un rapport de la Cour des comptes a montré que 10,5 % des retraites calculées en France comportent des anomalies. Ces erreurs portent sur des cotisations non déclarées ou des trimestres oubliés.

Autrement dit, un retraité sur 10 pourrait percevoir une pension plus élevée si son calcul était correct, avec un manque à gagner estimé entre 40 et 180 € bruts par mois.

La mesure adoptée répond à une inégalité structurelle : les indemnités journalières de maternité n’étaient pas toujours intégrées dans le salaire annuel moyen (SAM), principal critère pour le montant des pensions. Résultat : les femmes qui ont interrompu leur carrière pour maternité ont souvent vu leur retraite réduite. À cela s’ajoute une différence moyenne de pension de 40 % entre inégalités hommes femmes, ce qui motive cette réévaluation.

Un exemple concret et comment faire pour en bénéficier

Prenons un cas concret présenté par le cabinet Qualiretraite.

Une femme née en 1972, mère de trois enfants nés avant 2012, voit sa pension passer de 1 429,90 € nets à 1 455,04 € nets grâce à la prise en compte des IJ. Cela représente un gain annuel d’un peu plus de 300 €.

Pour obtenir cette revalorisation, les retraitées doivent contacter leur caisse de retraite pour demander la prise en compte des indemnités maternité. La CNAV devrait normalement recevoir ces informations automatiquement de la CPAM, mais il peut être utile de prendre les devants et de fournir des justificatifs.

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