Jean-Luc Mélenchon se qualifierait pour le second tour de l’élection présidentielle dans presque tous les scénarios testés par l’institut Ifop pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, selon une enquête publiée le 20 octobre 2026. Le candidat insoumis resterait toutefois très loin derrière Marine Le Pen, créditée d’un score deux fois supérieur au sien.
Cette enquête a été réalisée du 17 au 19 octobre auprès de 2 081 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur comprise entre 1 et 2,2 points. L’institut rappelle qu’un sondage n’a pas de valeur prédictive : il s’agit d’une photographie du moment, prise six mois avant le premier tour.
Le Pen très largement en tête, Mélenchon devant Philippe et Glucksmann
Au premier tour, Marine Le Pen recueillerait entre 34 % et 38 % des suffrages selon les configurations, très largement en tête devant un trio de poursuivants. Jean-Luc Mélenchon oscille entre 15 % et 20 % des voix et devance d’une courte tête ses deux principaux rivaux pour l’accès au second tour, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann.
Le maire du Havre est crédité de 12 % à 16 %, systématiquement derrière le chef de file des insoumis. Raphaël Glucksmann parvient en revanche à faire jeu égal avec Mélenchon, à 16 % chacun, dans le scénario où Gabriel Attal serait le candidat du bloc central.
Attal recueillerait alors 13 %. Plus loin, Bruno Retailleau tourne entre 5 % et 7 %, David Lisnard est à 7 % lorsqu’il est testé sans Retailleau, et Marine Tondelier entre 2,5 % et 3 %.
Au second tour, Marine Le Pen l’emporterait quel que soit l’adversaire. Face à Jean-Luc Mélenchon, l’écart serait le plus net : 68 % contre 32 %. Le duel le plus serré serait celui contre Édouard Philippe, avec 56 % contre 44 %, soit douze points d’avance seulement pour la candidate d’extrême droite.
Un autre sondage, réalisé par l’institut Elabe pour BFMTVentre le 14 et le 16 octobre auprès de 1 701 personnes, livre une photographie un peu différente, prise après la primaire sociale-démocrate du 11 octobre. Marine Le Pen y recueille environ 30 % des intentions de vote, en léger retrait par rapport à une précédente enquête réalisée fin août.
Édouard Philippe serait crédité de 15,5 % à 16,5 % s’il est le candidat unique du bloc central, mais chuterait à 9,5 % à 10,5 % si Gabriel Attal se présentait sur les listes.
Raphaël Glucksmann, désormais candidat du camp social-démocrate après sa victoire dès le premier tour de la primaire, progresse nettement dans ce sondage : il est crédité de 15 % à 16,5 %, en hausse de 2,5 à 4 points par rapport à fin août. Jean-Luc Mélenchon affiche un score comparable, mais sa progression reste plus modeste, d’un à deux points seulement. Aucun autre candidat ne franchirait la barre des 10 %.
Dans les duels de second tour mesurés par Elabe, Marine Le Pen l’emporterait à 52,5 % face à Édouard Philippe, à 53,5 % face à Raphaël Glucksmann et à 69 % contre 31 % face à Jean-Luc Mélenchon, confirmant l’écart le plus large observé contre le candidat insoumis dans les deux enquêtes.





