Selon RMC, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été définitivement adopté le mardi 16 décembre, et il modifie directement les prélèvements sociaux des retraités. Le texte prévoit des ajustements des seuils dès 2025, avec une revalorisation prévue de +1,8 % pour 2026, liée à l’inflation de 2024. Pour les retraités, cette revalorisation peut changer leur impact fiscal et social. Il faudra s’adapter à ces nouvelles règles dès le 1er janvier 2026.
Qui fait quoi et comment ça marche
Parmi les organismes qui interviennent, la CFDT Retraités publie des estimations importantes sur la hausse des seuils. Les pensions sont toutefois majoritairement gérées par des organismes comme la Carsat, la Cnav, et Agirc-Arrco, chargés respectivement des pensions de base et des complémentaires. Pour aider à y voir clair, l’Assurance retraite propose un simulateur permettant aux retraités d’estimer leurs futurs prélèvements.
Les termes à connaître sont la CSG (Contribution sociale généralisée), le RFR (Revenu fiscal de référence), la CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale) et la CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie). Une notion clé de cette réforme est le système de parts fiscales, nécessaire pour évaluer le revenu imposable : une personne seule a une part, un couple en a deux, et des demi-parts peuvent s’ajouter dans certains cas.
Quand et comment ça s’appliquera
Les revenus de 2024, déclarés sur l’avis d’imposition 2025, seront les premiers concernés par les nouveaux plafonds de revenus de 2025. Ces seuils seront ensuite rehaussés en 2026, avec une application dès les versements de février pour les pensions de base, et dès début mars pour les complémentaires de l’Agirc-Arrco. Une condition à noter : l’augmentation du revenu fiscal doit être confirmée pendant deux années consécutives avant que ces changements ne prennent effet.
Il y a quatre taux de CSG différenciés : exonération totale à 0 % pour les revenus modestes, taux réduit à 3,8 %, taux médian à 6,6 %, et taux normal à 8,3 %. En ajoutant la CRDS et, le cas échéant, la CASA, les prélèvements totaux correspondent à 4,3 % pour le taux réduit, 7,4 % pour le médian, et 9,1 % pour le taux normal.
Les seuils à connaître
La maîtrise des seuils déterminera la façon dont chaque retraité sera affecté par la réforme.
- Pour bénéficier d’une exonération totale, le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 13 049 € pour une personne seule, 20 015 € pour un couple, et chaque demi-part supplémentaire ajoute 3 484 €.
- Ceux éligibles au taux réduit sont ceux dont le RFR ne dépasse pas 17 058 € pour une part, 26 166 € pour deux parts, et 6 623 € par demi-part supplémentaire ; ils seront prélevés à 4,3 %.
- Pour la tranche médiane, les seuils sont jusqu’à 26 070 € pour une part et 40 604 € pour deux parts, avec 7 065 € pour chaque demi-part supplémentaire.
- Le taux maximal de 9,1 % s’applique aux niveaux de revenus supérieurs à ces seuils.






