L’année 2026 s’annonce compliquée pour pas mal de retraités à cause d’ajustements fiscaux prévus. Même si les pensions vont être revalorisées, certains peuvent voir leur montant net mensuel baisser à cause de la réévaluation du barème de la Contribution sociale généralisée (CSG). Cette situation découle de la volonté du gouvernement de trouver un équilibre financier dans le cadre du budget de la Sécurité sociale. L’objectif initial était de geler les pensions pour réaliser des économies, mais les augmentations et ajustements prévus risquent de produire des effets paradoxaux chez de nombreux bénéficiaires.
Les pensions revalorisées selon l’inflation
Selon le blog Cap Retraite, les pensions de retraite de base seront revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026, versée par des organismes comme la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail), la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et la MSA (Mutualité sociale agricole). Cette hausse, confirmée par le ministère du Travail le mardi 16 décembre, est calculée sur l’évolution de l’inflation hors tabac observée sur 12 mois glissants (de novembre à novembre). Même si cette augmentation vise à combler l’inflation, des mesures fiscales peuvent en réduire l’effet positif pour certains retraités.
La réévaluation du barème de la CSG et ce que ça change pour le net
Le mécanisme de la CSG repose sur des tranches de revenus fiscaux et se prélève directement sur les pensions brutes. Chaque année, ces nouveaux plafonds de revenus sont réévalués selon l’indice des prix constaté deux ans plus tôt, soit 1,8 % pour 2026 (basé sur 2024). Le décalage entre cette réévaluation et les hausses antérieures des revenus peut créer des effets de seuil importants, entraînant une montée de taux de CSG pour certains retraités.
En 2024, les pensions de base ont connu une forte augmentation de 5,3 %, liée à une inflation marquée en 2023. Cette revalorisation généreuse peut, paradoxalement, pousser certains retraités à « sauter de tranche » en 2026, puisque le barème tiendra compte du revenu fiscal de référence (RFR) de 2024 indiqué sur l’avis d’imposition reçu à l’été 2025.
Des exemples concrets de ce que ça peut donner
Prenons l’exemple d’un retraité vivant seul. S’il était exonéré de la CSG en 2025, il pourrait se retrouver soumis à un taux de 3,8 % en 2026 si son RFR dépasse 13 048 € annuels. Pour un couple de retraités ayant deux parts fiscales, le plafond du RFR est fixé à 20 015 € par an, ce qui oblige de nombreux ménages à regarder de près leur situation fiscale.






