Nés entre 1964 et 1968, un dispositif méconnu permet de partir avant 64 ans : voici les conditions que beaucoup ignorent encore

Six mois de gagnés sur l’âge légal, ça vous parle ? Dès septembre 2026, des millions de Français nés entre 1964 et 1968 pourront partir plus tôt. Découvrez si votre génération fait partie des gagnants.

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Nés entre 1964 et 1968, un dispositif méconnu permet de partir avant 64 ans : voici les conditions que beaucoup ignorent encore
Nés entre 1964 et 1968, un dispositif méconnu permet de partir avant 64 ans : voici les conditions que beaucoup ignorent encore © Social Mag

À partir du 1er septembre 2026, la suspension de la réforme des retraites de 2023 entre en vigueur et modifie le calendrier de départ de millions de Français nés dans les années 1960, alerte le magazine Marie France. Cette suspension est confirmée par l’Assurance retraite.

Le gel porte sur le report progressif de l’âge légal, qui devait grimper de 62 à 64 ans. Les générations nées entre 1964 et 1968 en tirent le principal bénéfice, avec un gain pouvant atteindre six mois pour les cas les plus favorables.

Un calendrier revu génération par génération

Pour la génération 1964, le départ redevient possible à 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans, soit trois mois de gagnés. Les personnes nées entre le 1er janvier et le 31 mars 1965 sont les mieux loties : leur âge légal recule de 63 ans et 3 mois à 62 ans et 9 mois, un gain net de six mois. Celles nées entre avril et décembre 1965 partiront à 63 ans, trois mois plus tôt que prévu.

Pour les générations 1966 et 1967, l’âge de départ reste fixé respectivement à 63 ans et 3 mois et à 63 ans et 6 mois. Quant à la génération 1968, qui devait être la première à partir à 64 ans, elle pourra finalement partir à 63 ans et 9 mois.

Pour les générations 1969 et suivantes, aucun changement : l’âge légal demeure à 64 ans, du moins pour l’instant. Avant le 1er septembre 2026, les règles issues de la réforme de 2023 continuent de s’appliquer aux pensions prenant effet avant cette date.

Le taux plein n’est pas automatique à l’âge légal

Atteindre l’âge légal ne suffit pas à toucher une pension sans décote. Il faut aussi avoir validé le nombre de trimestres exigé pour sa génération, un total qui peut monter jusqu’à 172 trimestres pour les personnes concernées les plus récentes. À défaut, la décote ne disparaît totalement qu’à 67 ans.

La suspension joue aussi sur ce paramètre : pour les personnes nées en 1964 et au début de l’année 1965, le nombre de trimestres requis passe à 170, contre 171 ou 172 auparavant. Ce gain d’un ou deux trimestres peut éviter une décote aux assurés ayant connu des carrières hachées ou des débuts d’activité tardifs.

Le départ anticipé pour carrière longue reste par ailleurs soumis à deux conditions cumulatives : avoir commencé à travailler jeune et avoir cotisé suffisamment de trimestres à cet âge-là, cinq en règle générale, quatre pour les personnes nées au dernier trimestre de l’année.

Remplir une seule de ces conditions ne suffit pas. Les paramètres de la carrière longue évoluent eux aussi pour certaines générations avec la suspension applicable au 1er septembre 2026.

Pour connaître son âge de départ exact, l’assuré peut se connecter à son espace personnel sur le site de l’Assurance retraite et utiliser le service « Obtenir mon âge de départ à la retraite ». Avant toute demande, il est conseillé de vérifier que le relevé de carrière est complet et de le faire corriger si un trimestre manque, chaque situation étant différente.

Une fois le dossier à jour, il devient possible d’obtenir en ligne une attestation de départ anticipé pour carrière longue, provisoire ou définitive selon les cas. La demande de retraite proprement dite, elle, peut être déposée en ligne à partir de cinq mois avant la date de départ souhaitée.

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