Depuis plusieurs mois, l’attention se porte sur le Moyen-Orient, où un conflit a éclaté le 28 février dernier et ouvert une guerre en Iran. Après plus de trois mois de tensions, les États-Unis et l’Iran viennent d’annoncer un accord de paix. Beaucoup attendent désormais une baisse des prix des carburants en France, qui pourrait se faire sentir d’ici « deux ou trois semaines », selon l’économiste Laurent Cappelletti. L’accord pourrait peser sur les marchés de l’énergie.
Chronologie et début du conflit
Le conflit, déclenché peu après la fin février, a provoqué une flambée des prix du carburant, qui ont vite dépassé deux euros le litre. La fermeture du détroit d’Ormuz, un passage clé pour les exportations pétrolières, a aggravé la situation.
Après l’annonce de l’accord, le cours du baril de pétrole a chuté de plus de 6 %, premier signe de détente sur les marchés.
En France, les prix à la pompe ont commencé à baisser légèrement. Le gazole, carburant le plus consommé par les Français, est repassé sous deux euros le litre. Les niveaux restent toutefois loin de ceux d’avant-guerre : ce mardi, le prix moyen du gazole s’établit à 1,995 € et celui du SP95 à 1,949 €, contre 1,72 € le litre pour chacun avant le conflit.
Ce qu’on attend de l’accord de paix
L’accord entre les États-Unis et l’Iran va dans le sens d’une plus grande stabilité. L’économiste Laurent Cappelletti, contacté par CNEWS, explique que, pour un effet durable sur les prix, il faut « une perception des marchés d’une fin durable du conflit » ainsi qu’une réouverture du détroit d’Ormuz dans les jours à venir.
Selon lui, les prix actuels correspondent à des stocks de pétrole achetés il y a trois semaines, et il faut compter entre une semaine et dix jours pour que les nouvelles conditions se répercutent à la pompe. Il avance toutefois une estimation plus prudente, « quinze jours, trois semaines », pour revenir aux niveaux d’avant-guerre.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a écrit sur son compte X que cette « détente devrait se traduire sur les marchés de l’énergie et notamment dans les prix du pétrole ». Il a précisé que si le prix du pétrole baisse, les prix à la pompe devront suivre aussi vite qu’ils ont monté. Le gouvernement se dit vigilant quant à la mise en œuvre rapide de cette baisse.



