L’Assemblée nationale vient d’approuver une mesure visant à revaloriser les pensions de retraite en France, avec une entrée en vigueur attendue au 1er janvier 2026. Ce changement, issu du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, arrive après des discussions politiques intenses. L’objectif affiché est de compenser partiellement l’inflation et de soutenir le pouvoir d’achat des retraités français, qui représentent près d’un quart de la population.
Ce que prévoit la loi et comment la décision a été prise
Le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale s’appuie sur l’article L161-25 du Code de la Sécurité sociale. La décision a été prise après un examen approfondi du texte au Parlement, marqué par des débats serrés entre la majorité et l’opposition. Le gouvernement a souhaité éviter un gel des pensions, qui avait été envisagé au départ, et a pris cette mesure en réponse aux inquiétudes exprimées par les syndicats et les associations de retraités.
Le taux de revalorisation retenu est de 0,9 %, calculé sur la base de l’inflation mesurée par l’Insee entre novembre 2024 et novembre 2025. Les revalorisations des pensions de base seront ainsi automatiquement revalorisées, ce qui garantit, même si c’est partiel, le maintien du pouvoir d’achat pour plus de 17 millions de retraités.
Qui est concerné et comment ça se traduit
Les bénéficiaires de cette hausse couvrent différents régimes : le régime de base, les régimes de la fonction publique et certains régimes spéciaux comme ceux de la RATP, de la SNCF et de la CNIEG. La revalorisation ne concerne pas les pensions complémentaires, notamment celles de l’Agirc-Arrco, ce qui fait que certains retraités verront une augmentation différente.
Les montants varieront selon les régimes. À titre d’exemple, la CNAV enregistrera une hausse mensuelle de 7,33 euros, tandis que la CNIEG bénéficiera d’une augmentation de 27,61 euros par mois. Ces ajustements apportent un petit répit face à la montée des prix.
Effets économiques et sociaux
Cette revalorisation peut aider à soutenir l’activité locale et à améliorer le quotidien des retraités. Des secteurs comme l’alimentation, la santé et les services à la personne devraient en profiter. Toutefois, il faut préciser que la mesure compense surtout les récentes hausses du coût de la vie sans annuler les pertes accumulées au fil des années.
Les débats au Parlement ont aussi porté sur d’autres sujets liés à la retraite, comme l’âge légal de départ à la retraite et les indemnités journalières. Si le PLFSS n’avait pas été voté, une revalorisation minimale, elle aussi indexée à l’inflation de 0,9 %, aurait quand même été appliquée, ce qui souligne l’importance de l’accord obtenu de justesse.




