En Norvège, tout le monde quitte le bureau à 15h sans culpabiliser : le pays teste maintenant la semaine de 4 jours

La Norvège teste un modèle audacieux : travailler 80 % du temps pour 100 % de salaire.

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En Norvège, tout le monde quitte le bureau à 15h sans culpabiliser : le pays teste maintenant la semaine de 4 jours
En Norvège, tout le monde quitte le bureau à 15h sans culpabiliser : le pays teste maintenant la semaine de 4 jours © Social Mag

La Norvège, déjà reconnue pour sa qualité de vie, attire depuis quelque temps l’attention pour une tendance qui transforme sa culture du travail. Alors que des millions de salariés peinent à trouver un équilibre entre boulot et vie privée, la Norvège se pose en pionnière, testant des horaires inédits et en donnant la priorité à la santé mentale de ses habitants.

Un travail axé sur l’efficacité et le bien‑être

En Norvège, partir du bureau à 15h ou 16h est devenu assez courant, et la semaine de travail moyenne tourne autour de 33,6 heures. Ce modèle, appuyé par des pratiques comme des congés généreux et un accès facile aux crèches, a fait du pays une référence mondiale en matière d’équilibre entre vie pro et vie perso, rapporte le média Jeux Video.

Pourtant, cette apparente harmonie cache une réalité plus compliquée : malgré des journées raccourcies, les arrêts maladie pour burn-out et troubles mentaux ont fortement augmenté, plaçant en 2024 la Norvège parmi les pays avec le taux d’absentéisme médical le plus élevé au monde.

À la différence de la France, qui débat encore de la réduction du temps de travail sous la barre des 35 heures, la Norvège repense entièrement sa semaine. Les moyennes d’heures travaillées contrastent nettement avec le standard français de 7 heures par jour sur 5 jours. La numérisation rapide contribue à estomper la frontière entre travail et repos, mettant bon nombre de salariés sous une pression presque permanente.

Le modèle 100‑80‑100 : solution ou casse‑tête ?

Pour répondre à ces problèmes, la Norvège expérimente la semaine de 4 jours via le mouvement 4 Day Week Norway et le modèle 100-80-100 : conserver 100 % du salaire, travailler 80 % du temps et maintenir 100 % de productivité. Ce test, lancé fin 2024 en partenariat avec 4 Day Week Global, a duré six mois en Norvège et en Suède, et a été suivi de près par de nombreux pays européens.

Adopter ce modèle comporte toutefois des risques. Libérer le vendredi peut conduire à une intensification du travail les quatre jours restants, avec des journées « ultra‑intenses ». Cette pression peut supprimer la marge d’erreur nécessaire pour bien faire son travail et creuser les inégalités entre secteurs : les métiers de bureau s’adaptent souvent plus facilement, tandis que la santé, les transports et les services de proximité rencontrent des difficultés pour appliquer ces nouvelles modalités.

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