Après l’essai choc en Allemagne, 70 % des entreprises disent non à la semaine de 5 jours

Imaginez travailler quatre jours par semaine tout en gardant votre salaire intégral !

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Après l’essai choc en Allemagne, 70 % des entreprises disent non à la semaine de 5 jours
Après l’essai choc en Allemagne, 70 % des entreprises disent non à la semaine de 5 jours © Social Mag

La semaine de quatre jours, longtemps vue comme une idée utopique, est aujourd’hui au centre d’une expérimentation en Allemagne. Lancée officiellement à la fin de 2023, l’initiative cherche à préserver la productivité des entreprises tout en allé­geant la charge des salariés et en facilitant la conciliation familiale. Cette approche, déjà testée dans plusieurs pays européens, pourrait bien changer notre regard sur le travail quotidien.

Le modèle et ce qu’on cherche à vérifier

Le modèle utilisé s’appelle « modèle 100-80-100 ». Le principe est simple : maintenir 100 % du salaire pour 80 % du temps de travail, tout en conservant 100 % de la productivité, explique le site Xataka. Il a été déployé au départ dans 45 entreprises allemandes de secteurs variés : la manufacture, les assurances, la technologie, les médias, le commerce et l’éducation, ce qui donne une image assez représentative du tissu industriel.

L’expérimentation est suivie par des chercheurs de l’Université de Münster et la consultora 4 Day Week Global. Les données sont collectées depuis le premier jour de l’essai. Deux ans après son lancement, un rapport analyse ses conséquences et la persistance éventuelle de certains effets sur la productivité et le bien‑être des employés.

Ce que montrent les résultats (et les ajustements)

Au bout d’un an, environ 70 % des entreprises ont continué une réduction du temps de travail, ce taux s’est maintenu au bout de deux ans. La productivité n’a pas baissé ; parfois elle s’est même légèrement améliorée. Côté bien‑être, 90 % des salariés déclarent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, une avancée notable pour cette organisation du travail.

Pour autant, près de 30 % des entreprises ont abandonné le schéma initial ou sont revenues à une semaine de cinq jours. Les raisons : difficultés de coordination avec les clients, pics de charge non absorbés, ou structures internes trop rigides. Environ 22 % des entreprises ont adapté le modèle pour le rendre plus flexible, en proposant par exemple une réduction des heures annuelles ou une répartition différente des charges de travail.

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