Face à une préoccupation largement partagée sur les conséquences de la période de chômage sur ses droits à la retraite, MoneyVox a apporté des éclaircissements. Cette question préoccupe de nombreux citoyens inquiets pour l’avenir de leurs droits à la retraite après une interruption de carrière. Le chômage n’est plus un fait isolé dans notre économie actuelle, d’où l’importance de comprendre comment ces pauses professionnelles influent sur le calcul des droits à la retraite.
Comment le chômage entre dans le calcul de la retraite
La bonne nouvelle, c’est que, sous certaines conditions, les périodes de chômage peuvent bien être prises en compte dans la durée d’assurance retraite. Cette règle vaut quelle que soit la trajectoire professionnelle : salarié du privé, du public ou du secteur agricole. Le site officiel du service-public indique que la reconnaissance de ces périodes est possible, évitant ainsi une perte totale des acquis sociaux pour ceux qui ont connu une interruption de carrière.
Malik, intérrogé par MoneyVox, se demandait : « J’ai été un temps au chômage. Ça compte pour ma retraite ? » La réponse passe par une distinction nette entre le chômage indemnisé et le chômage non indemnisé.
Que deviennent les périodes de chômage indemnisées ?
Pour les périodes de chômage indemnisées, l’intégration au calcul de la retraite est plutôt favorable. Si une personne perçoit une allocation comme l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), l’allocation de solidarité spécifique (ASS), ou l’allocation des travailleurs indépendants, ces périodes sont prises en compte. L’administration précise qu’on valide un trimestre pour chaque tranche de 50 jours de chômage, consécutifs ou non, avec une limite de 4 trimestres par an. Les informations sont transmises directement par France Travail à l’Assurance retraite, ce qui évite des démarches supplémentaires pour le bénéficiaire.
Et quand le chômage n’est pas indemnisé ?
Quand le chômage des seniors n’est pas indemnisé, les règles changent. Si ces périodes suivent immédiatement une période de chômage indemnisé, elles peuvent être prises en compte jusqu’à un an. Cette durée peut être portée jusqu’à 5 ans sous conditions : la personne doit avoir au moins 55 ans à la fin de son indemnisation, avoir cotisé au moins 20 ans (ce qui correspond à 80 trimestres) et ne pas avoir de droits auprès d’une nouvelle caisse de retraite de base.
Pour les premiers épisodes de chômage de carrière non indemnisés, il y a une prise en compte pouvant aller jusqu’à 1,5 an, soit 6 trimestres. En revanche, pour les périodes antérieures à 2011, cette durée est réduite à 1 an, ce qui permet de valider 4 trimestres.





