Un professeur des écoles part à la retraite après 42 ans de carrière : le montant de sa pension mensuelle surprend ses propres collègues

Après 40 ans à faire cours de la 6e à la terminale, Olivier touche 2 887 euros bruts par mois. Un montant bien au-dessus de la moyenne des retraités français. Découvrez comment se calcule vraiment sa pension.

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Un professeur des écoles part à la retraite après 42 ans de carrière : le montant de sa pension mensuelle surprend ses propres collègues
Un professeur des écoles part à la retraite après 42 ans de carrière : le montant de sa pension mensuelle surprend ses propres collègues © Social Mag

Olivier touche, au 23 mai 2026, une pension de retraite totale d’environ 2 887 euros bruts mensuels, soit 2 624 euros nets, raconte Le Journal du Net. Cette somme se décompose en deux versements : une pension de base de 2 475 euros payée par le service des retraites de l’État, et une retraite complémentaire de 412 euros par mois versée par la caisse de retraite additionnelle de la Fonction publique (RAFP).

Pour les enseignants du public, explique cet ancien professeur d’histoire géographie, la pension de retraite de base correspond à 75 % de la rémunération brute moyenne perçue lors des 6 derniers mois de carrière.

La seconde part, la RAFP, fonctionne différemment. Il s’agit d’une retraite par points, calculée à partir des primes et des indemnités touchées chaque année en plus du salaire, précise Olivier. Dans son cas, plusieurs primes s’y sont ajoutées au fil de sa carrière : il a enseigné en réseau d’éducation prioritaire, a été professeur principal durant plusieurs années, a parfois fait cours à des classes de plus de 35 élèves, et touchait comme tous les enseignants une indemnité de suivi et d’orientation des élèves.

Né en 1962 et féru d’histoire médiévale depuis son plus jeune âge, Olivier a passé près de 40 ans devant des élèves de la 6e à la terminale, dans divers collèges et lycées publics. Après une licence d’histoire géographie, un master MEEF puis le CAPES suivi d’une année de stage, il obtient son titre de professeur titulaire et se retrouve devant sa première classe à environ 25 ans.

« J’en ai vu grandir des mômes devant mon tableau à craie », raconte-t-il, avant d’ajouter qu’on dit souvent que professeur est le plus beau métier du monde, et qu’il est en grande partie d’accord avec ça.

Olivier a quitté l’Éducation nationale en septembre 2024, à quasiment 63 ans, avec 169 trimestres cotisés et une pension à taux plein. La réforme des retraites entrée en vigueur en 2023 l’a contraint à travailler 6 mois de plus que prévu.

« Au lieu de partir à la retraite à 62 ans comme c’était prévu, j’ai dû travailler 6 mois de plus », résume-t-il. À la fin de sa carrière, il touchait environ 2 800 euros nets par mois : la transition vers la retraite s’est faite en douceur, avec une perte de pouvoir d’achat qu’il évalue à peine à 200 euros.

Une pension nettement supérieure à la moyenne des retraités

Le cas d’Olivier illustre une tendance plus large. Selon le panorama statistique des personnels de l’enseignement scolaire publié par le ministère de l’Éducation nationale, un enseignant titulaire du public du premier degré parti à la retraite en 2021 touche en moyenne 2 542 euros. Dans le second degré, collège et lycée, la pension moyenne grimpe à 2 715 euros bruts, d’après la mutuelle Groupama.

Ces montants dépassent largement la situation de l’ensemble des retraités français. La direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques a mesuré une pension moyenne des nouveaux retraités de 1 626 euros bruts mensuels en décembre 2022, un chiffre obtenu en divisant le montant global des retraites par le nombre de retraités et jugé peu représentatif par les experts.

Un indicateur plus fin, le niveau de vie médian des retraités, s’établissait à 1 970 euros par mois en 2021 : la moitié des retraités perçoit moins, l’autre moitié davantage. La pension d’un professeur des écoles, à 2 542 euros, se situe largement au-dessus de ce seuil.

Le montant final varie toutefois selon plusieurs paramètres, rappelle le site Pleine Vie. Chaque trimestre manquant réduit la pension de base de 1,25 %, chaque trimestre supplémentaire l’augmente d’autant. Des bonifications existent aussi pour ceux qui ont enseigné hors d’Europe, pour un départ anticipé lié au handicap, ou encore pour les enseignants ayant eu trois enfants. La bonification la plus fréquemment accordée reste celle liée à un enfant né avant 2004.

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