Mauvaise nouvelle pour ceux qui n’ont pas encore fait leur demande : les nouvelles règles d’indemnisation chômage avantagent des profils que personne n’avait sur le radar

Les règles d’indemnisation chômage évoluent pour les primo-entrants !

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Mauvaise nouvelle pour ceux qui n'ont pas encore fait leur demande : les nouvelles règles d'indemnisation chômage avantagent des profils que personne n'avait sur le radar
Mauvaise nouvelle pour ceux qui n’ont pas encore fait leur demande : les nouvelles règles d’indemnisation chômage avantagent des profils que personne n’avait sur le radar © Social Mag

Depuis le 1er avril 2026, les conditions d’accès à l’indemnisation chômage se sont assouplies pour une catégorie particulière de demandeurs d’emploi, appelés « primo-entrants », informe Capital. Cette mesure, issue d’un accord conclu entre les partenaires sociaux en novembre 2024, vise à alléger les critères d’admissibilité pour permettre à un plus grand nombre de personnes d’accéder à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Si vous êtes au chômage et vous vous demandez si vous êtes concerné par ces nouvelles dispositions, cet article fait le point sur les changements et les profils qui peuvent en bénéficier.

Ce qui change pour les primo-entrants

Les nouvelles règles de l’assurance chômage donnent un coup de pouce aux primo-entrants, c’est-à-dire les demandeurs d’emploi qui n’ont jamais bénéficié de l’assurance-chômage ou qui n’en ont pas bénéficié depuis plus de 20 ans. Grâce à la réforme, ces personnes doivent désormais justifier de 5 mois de travail, soit 108 jours ou 758 heures travaillés, au cours des 24 ou 36 mois précédant la fin de leur contrat de travail, selon leur âge. Pour les personnes de 55 ans ou plus, la période de référence est portée à 36 mois.

Cet allègement est notable par rapport à la règle précédente, qui exigeait au moins 6 mois de travail au cours des 24 mois avant la rupture du contrat. L’objectif est d’encourager un plus grand nombre de primo-entrants à se réinsérer sur le marché du travail en facilitant l’accès à l’ARE.

Les obligations restent les mêmes

Même si la durée minimale de travail exigée a été assouplie, les autres conditions d’accès à l’allocation ne bougent pas. Les demandeurs doivent être inscrits à France Travail, être activement en recherche d’emploi et être considérés comme « immédiatement disponibles » sur le marché du travail.

Les règles de calcul de l’ARE, son montant et les modalités de versement restent identiques à celles qui s’appliquent aux autres catégories de demandeurs d’emploi. La durée minimale d’indemnisation pour les primo-entrants est fixée à 5 mois, soit 152 jours calendaires.

Bilan financier et perspectives

Cette réforme prévue pour intégrer environ 16 000 nouveaux allocataires, portant le nombre total de demandeurs d’emploi indemnisés à 2,4 millions. Malgré cela, la situation financière de l’assurance-chômage reste tendue. L’Unédic a annoncé un déficit de 2,1 milliards d’euros pour 2026, principalement lié à une ponction de 4,1 milliards d’euros de l’État et au remboursement de la dette accumulée pendant la pandémie de Covid-19. Les prévisions pour 2027 et 2028 sont en revanche plus favorables, avec des excédents anticipés de 2,8 milliards d’euros et 4,8 milliards d’euros respectivement.

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