« Je ne vis pas, je survis » : voici le seuil de pension que les retraités français doivent atteindre en 2026 pour couvrir leurs besoins vitaux

1 800 euros par mois pour une retraite digne, disent les experts. La pension moyenne des Français plafonne à 1 500 euros nets. L’écart se creuse, et le maintien à domicile coûte bien plus cher qu’on ne le pense.

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« Je ne vis pas, je survis » : voici le seuil de pension que les retraités français doivent atteindre en 2026 pour couvrir leurs besoins vitaux
« Je ne vis pas, je survis » : voici le seuil de pension que les retraités français doivent atteindre en 2026 pour couvrir leurs besoins vitaux © Social Mag

Il faut compter entre 1 700 et 1 800 euros par mois en 2026 pour vivre décemment à la retraite, à condition d’être propriétaire de son logement et de ne plus avoir de loyer à payer. C’est le repère établi par l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) pour une personne seule, dans un panier de dépenses censé garantir autonomie et vie sociale. D’autres travaux évoquent même un niveau réellement confortable, situé entre 1 800 et 2 200 euros nets mensuels.

Ce chiffre, relayé par Marie France, a d’abord été mis en avant par le magazine Pleine Vie. Il tranche avec la réalité des pensions versées en France. Par ailleurs, près d’un tiers des retraités déclarent avoir du mal à couvrir leurs dépenses courantes, logement, alimentation, santé et transports en tête.

Un seuil que la pension moyenne ne franchit pas

Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), la pension moyenne tourne autour de 1 626 euros bruts, soit environ 1 500 euros nets. Elle est donc à peine équivalente au repère fixé par l’IRES pour un propriétaire, et encore moins suffisante dans les autres cas.

Or la médiane des pensions est plus basse que la moyenne, ce qui signifie qu’une bonne partie des retraités vit en dessous de ce plancher. Les femmes, les anciens indépendants et ceux qui ont connu des carrières hachées ou à temps partiel sont les plus exposés à cette fragilité.

Le montant réellement nécessaire varie fortement selon le statut et le lieu de résidence. Un propriétaire ayant fini de rembourser son crédit part avec un avantage, même si charges de copropriété et travaux pèsent encore. Pour un locataire, surtout en grande agglomération, le seuil pour vivre dignement grimpe nettement.

En zone rurale, la voiture reste souvent indispensable pour faire les courses ou se rendre à un rendez-vous médical, avec du carburant, de l’assurance et des réparations à financer sur une pension qui, elle, ne bouge pas. Pour un couple, le logement se mutualise, mais d’autres postes doublent, ce qui ne simplifie pas l’équation budgétaire en location ou en zone chère.

À cela s’ajoute, pour beaucoup, le coût du maintien à domicile. Un baromètre de Retraite.com et Silver Alliance chiffre à 1 291 euros par mois le coût des services qui permettent de bien vieillir chez soi : aide à domicile, adaptation du logement, téléassistance, accompagnement de la perte d’autonomie. Ce montant s’ajoute aux dépenses courantes, presque comme un second budget, en particulier lorsque la santé se fragilise.

L’ASPA et l’épargne pour combler l’écart

Quand la pension ne suffit pas, l’Allocation de solidarité aux personnes âgées permet de relever les revenus jusqu’à un plancher légal. Les aides au logement de type allocation personnalisée au logement jouent aussi ce rôle, tout comme l’accompagnement proposé par les centres communaux d’action sociale ou les départements. Certains retraités complètent leurs revenus par de petites activités, garde d’enfants, coups de main ponctuels, location d’une chambre.

Pour les actifs qui approchent de la retraite, le Plan Épargne Retraite et l’assurance-vie sont cités comme des moyens d’anticiper, afin de se rapprocher des niveaux de vie identifiés par l’IRES. Chaque profil doit évaluer son reste à vivre avant de fixer son objectif, entre pension moyenne, coût du maintien à domicile et aides disponibles.

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