Je suis retraité avec moins de 1 500 € par mois : voici les 4 aides de l’État que j’ai demandé pour arrondir mes fins de mois

Plus d’un retraité sur deux touche moins de 1 500 € par mois, sans savoir que quatre aides existent pour combler ce manque. Certaines rapportent jusqu’à 300 € mensuels, encore faut-il les réclamer soi-même.

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Je suis retraité avec moins de 1 500 € par mois : voici les 4 aides de l'État que j'ai demandé pour arrondir mes fins de mois
Je suis retraité avec moins de 1 500 € par mois : voici les 4 aides de l’État que j’ai demandé pour arrondir mes fins de mois © Social Mag

En France, plus d’un retraité sur deux perçoit moins de 1 500 € brut de pension par mois. Quatre dispositifs existent pour compléter ces petites retraites, mais la plupart des personnes concernées les ignorent ou n’osent pas les demander.

Ces aides ne tombent jamais automatiquement sur le compte en banque : il faut les réclamer soi-même, en fonction de l’âge, des revenus, de la situation de logement et du patrimoine. « Croisant votre âge, vos revenus, votre situation de logement et votre patrimoine, vous pourriez gagner plusieurs centaines d’euros chaque mois, sans même le savoir », peut-on lire sur le site Journal des seniors.

Locataires, propriétaires, veufs ou veuves, personnes en situation de handicap : tous peuvent être concernés par au moins l’un de ces quatre coups de pouce.

L’ASPA, un minimum garanti mais souvent redouté

Les personnes ayant peu ou pas travaillé au cours de leur vie perçoivent parfois une pension insuffisante même pour se loger. C’est précisément pour elles qu’existe l’Allocation de solidarité aux personnes âgées, l’ASPA, aussi appelée minimum vieillesse. En 2026, elle garantit jusqu’à 1 043,59 € par mois à une personne seule et 1 620,18 € à un couple, selon la CNAV. Si les ressources totales du bénéficiaire restent sous ces montants, l’allocation vient combler la différence.

Pour en bénéficier, il faut avoir au moins 65 ans, résider en France et respecter des plafonds de ressources. La demande se dépose auprès de la CNAV ou de la Carsat.

Beaucoup de seniors renoncent pourtant à la réclamer, par crainte qu’une partie de la somme versée soit récupérée sur leur héritage après leur décès. Cette récupération ne s’enclenche en réalité qu’au-delà de 108 586,14 € d’actif net en métropole, et de 150 000 € dans les départements et régions d’outre-mer, selon la Caisse des Dépôts. En dessous de ces seuils, les héritiers ne remboursent rien.

Jusqu’à 300 € d’aide au logement chaque mois

Les retraités locataires, tout comme ceux qui vivent en Ehpad ou en résidence autonomie, peuvent demander l’aide personnalisée au logement ou l’allocation de logement sociale auprès de la CAF ou de la MSA. Selon Marie France, pour une pension sous 1 500 €, ces aides peuvent atteindre jusqu’à 300 € par mois, selon le loyer et la composition du foyer. Un retraité peut ainsi toucher entre 50 et 300 € selon sa zone géographique.

La démarche débute par une simulation en ligne, suivie d’un dossier comprenant l’avis d’imposition et un justificatif de loyer.

Les retraités qui ne remplissent pas les conditions de l’ASPA mais touchent tout de même une petite pension peuvent solliciter l’allocation simple auprès du conseil départemental. Elle s’élève à environ 1 012 € par mois et n’est pas cumulable avec l’ASPA.

Elle vise en particulier les personnes qui n’ont pas assez cotisé sur le sol français, notamment celles revenues dans le pays après avoir travaillé longtemps à l’étranger sans y avoir ouvert de droits complets. Elle profite aussi souvent aux personnes âgées isolées.

Les retraités propriétaires peuvent voir leur taxe foncière allégée. À partir de 75 ans, une exonération totale s’applique lorsque le revenu annuel tourne autour de 12 000 € pour une personne seule. Entre 65 et 75 ans, un dégrèvement partiel reste possible sous conditions de ressources.

Une taxe foncière de 900 € totalement effacée équivaut, dans les faits, à 75 € de pension supplémentaire chaque mois. Certaines exonérations sont automatiques, d’autres doivent être demandées explicitement auprès du centre des finances publiques.

Des rapports de la Cour des comptes et du Défenseur des droits pointent régulièrement le nombre de retraités modestes qui ne perçoivent pas les aides auxquelles ils pourraient prétendre, faute d’information ou par crainte de démarches trop complexes.

Pour savoir à quoi l’on a droit, il suffit de rassembler quelques documents : avis d’imposition, montant total des pensions, loyer ou taxe foncière, estimation du patrimoine. Le site du GIP Union Retraite permet d’estimer ses droits de base, celui de la CAF simule l’ASPA et les aides au logement, et le site de l’Assurance maladie permet de vérifier son éligibilité à la Complémentaire santé solidaire.

Selon les cas, il faut ensuite contacter la CNAV ou la Carsat pour l’ASPA, la CAF ou la MSA pour le logement, le centre des impôts pour la taxe foncière, ou la mairie et le département pour l’allocation simple. Selon Modes et Travaux, une assistante sociale peut aider à remplir les formulaires et réunir les pièces nécessaires.

Le droit à l’erreur joue en faveur du demandeur : chaque dossier accepté représente des charges en moins, ou quelques dizaines d’euros de plus, chaque mois.

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