Pas de vacances pendant 25 ans : cet employé a cumulé 820 jours de congés non pris et vient de recevoir près de 450 000 euros d’indemnisation

Imaginez travailler 25 ans sans prendre un jour de congé !

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Pas de vacances pendant 25 ans : cet employé a cumulé 820 jours de congés non pris et vient de recevoir près de 450 000 euros d'indemnisation
Pas de vacances pendant 25 ans : cet employé a cumulé 820 jours de congés non pris et vient de recevoir près de 450 000 euros d’indemnisation © Social Mag

Pendant vingt-cinq ans, Mossadek Ageli, gestionnaire immobilier, a bossé sans prendre une seule journée de congé. Son dévouement et sa fidélité envers Sabtina Ltd, une société de gestion immobilière détenue par des Libyens, ont fini par être reconnus par la justice britannique. L’affaire, rare et frappante, a abouti à une décision ordonnant à l’entreprise de verser près de 450 000 € au titre de congés non pris, ainsi qu’une indemnité de licenciement de 100 000 €.

Un cumul de congés hors norme

Mossadek Ageli a rejoint Sabtina Ltd en 1987 et, depuis 1998, il avait accumulé plus de 827 jours de congés non pris. Dans les deux ans suivant son embauche, il n’a pris aucun des congés auxquels il avait droit. Entre 1988 et 1996, l’entreprise lui a refusé pas moins de 200 jours de congés.

À partir de 1996, son droit annuel aux congés est passé de 30 jours à 45 jours. Malgré cette augmentation, Ageli n’a jamais arrêté de travailler : lui et son assistant personnel étaient les seuls employés à temps plein, indispensables au fonctionnement de l’entreprise.

Comment ça se passait dans l’entreprise

Au fil des années, un accord tacite s’est instauré chez Sabtina Ltd : il n’était plus nécessaire d’envoyer des documents pour approuver ou refuser les congés. Ageli, qui a été l’unique signataire de l’entreprise pendant plus de 20 ans, tenait un registre de ses droits à congés.

Il pouvait, en théorie, approuver lui-même les paiements pour ses congés et ceux de son assistante quand ils ne pouvaient pas les prendre. Il ne l’a pas fait, comptant sur un versement ultérieur par l’entreprise.

Réduction de responsabilités puis licenciement

L’année 2022 a marqué un tournant : le conseil d’administration de Sabtina Ltd a été renouvelé et le rôle d’Ageli a été réduit. Deux ans plus tard, en 2024, il a été licencié pour faute grave.

Il a contesté ce licenciement, et la justice britannique l’a finalement reconnu comme abusif, soulignant l’importance de la proportionnalité dans les décisions de licenciement.

La justice britannique a condamné Sabtina Ltd à indemniser Mossadek Ageli pour ses congés non pris, « une somme justifiée par sa longue et loyale carrière », selon le média The Telegraph.

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