Emploi : les licenciements augmentent, les ruptures conventionnelles reculent au deuxième trimestre 2026

Les nouvelles données de la Dares, publiées le 22 octobre, montrent une hausse de 2,1 % des licenciements au deuxième trimestre 2026, tandis que les ruptures conventionnelles diminuent de 2,7 %. Les fins de période d’essai progressent également : plusieurs formes de rupture du contrat évoluent en sens opposés.

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Emploi : les licenciements augmentent, les ruptures conventionnelles reculent au deuxième trimestre 2026 © Social Mag

Au deuxième trimestre 2026, les employeurs du secteur privé ont procédé à 251 600 licenciements en France métropolitaine, soit une hausse de 2,1 % par rapport au trimestre précédent. Ce résultat figure dans les données publiées le 22 octobre par la Dares, qui permettent de distinguer les différentes façons dont un contrat de travail prend fin.

Le contraste est notable : les ruptures conventionnelles diminuent sur la même période, tandis que les fins de période d’essai progressent. Pour les salariés, les représentants du personnel et les personnes en recherche d’emploi, ces évolutions décrivent des mouvements différents du marché du travail, avec des procédures et des droits qui ne sont pas identiques selon la cause de la rupture.

251 600 licenciements, dont 18 100 pour motif économique

La Dares recense 18 100 licenciements économiques au deuxième trimestre, en hausse de 2,3 % sur trois mois. Les 233 600 autres licenciements, classés dans les motifs non économiques, augmentent de 2,1 %. Cette seconde catégorie comprend notamment des licenciements pour motif personnel et certaines ruptures anticipées de CDD à l’initiative de l’employeur, selon la nomenclature statistique utilisée.

Ces chiffres couvrent le secteur privé de France métropolitaine, hors agriculture, intérim et particuliers employeurs. Ils dénombrent des ruptures de contrats déclarées par les employeurs, et non le nombre de personnes qui se retrouvent durablement au chômage. Une même personne peut connaître plusieurs mouvements de contrat au cours d’une période.

Moins de ruptures conventionnelles, davantage de fins d’essai

Dans le même ensemble de statistiques, les ruptures conventionnelles s’établissent à 118 100, soit un recul de 2,7 % par rapport au premier trimestre 2026. Cette procédure, applicable à un CDI et fondée sur un accord entre employeur et salarié, suit des règles propres, distinctes du licenciement et de la démission.

À l’inverse, la Dares comptabilise 266 300 fins de période d’essai, en hausse de 1,5 %. La période d’essai permet aux deux parties d’apprécier si la relation de travail leur convient ; sa rupture relève d’un régime différent de celui d’un licenciement.

Les démissions sont également en retrait : 450 300 démissions et ruptures anticipées autorisées de CDD sont enregistrées, soit 1,2 % de moins qu’au trimestre précédent. Parmi elles, la Dares dénombre 408 600 démissions de CDI, en baisse de 1,4 %.

Des embauches toujours nombreuses, mais moins de CDI

Le tableau se complète avec les recrutements. Selon les données d’embauche du 22 octobre, 6 603 800 contrats ont été signés au deuxième trimestre, en hausse de 0,5 %. Les embauches en CDD augmentent de 0,8 %, alors que celles en CDI reculent de 0,9 %.

Le nombre élevé de contrats signés reflète aussi la répétition de contrats courts. Il doit être distingué des créations nettes d’emplois : les mouvements d’entrées et de sorties ne se confondent pas avec les estimations trimestrielles d’effectifs salariés.

Autre signal publié le même jour, l’Insee mesure en octobre un recul de trois points du climat de l’emploi, à 95, principalement lié aux perspectives d’effectifs dans les services hors intérim. Cet indicateur d’opinion sur les recrutements futurs ne mesure pas les licenciements déjà intervenus au deuxième trimestre.

Ce que ces données apportent aux salariés

La progression des licenciements ne renseigne pas, à elle seule, sur les raisons de chaque rupture ni sur son caractère contestable. Elle invite en revanche à distinguer soigneusement licenciement, rupture conventionnelle, démission et fin de période d’essai : les démarches, les délais et les droits associés dépendent du type de rupture et de la situation individuelle.

Les séries de la Dares reposent sur les déclarations sociales nominatives des employeurs. Leur intérêt est de rendre visibles des tendances qui peuvent se compenser dans un chiffre global : au printemps 2026, les licenciements et les fins d’essai ont progressé, alors que les ruptures conventionnelles et les démissions ont reculé.

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