La fin d’un privilège discret ? Ce changement fiscal pourrait plomber l’épargne retraite des Français

Une réforme du PER pourrait bouleverser vos projets de retraite et de transmission d’héritage.

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La fin d’un privilège discret ? Ce changement fiscal pourrait plomber l’épargne retraite des Français
La fin d’un privilège discret ? Ce changement fiscal pourrait plomber l’épargne retraite des Français © Social Mag

La récente proposition législative en France sur le Plan d’épargne retraite (PER) soulève plusieurs questions sur l’avenir de l’épargne retraite et des avantages fiscaux qui y sont liés. Un amendement du groupe Socialistes pourrait instaurer une limite d’âge, supprimant la déductibilité fiscale des versements volontaires réalisés après 70 ans, explique Boursorama. Cette mesure, présentée dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, vise à répondre à des pratiques d’optimisation successorale qui permettent aux détenteurs de PER de transmettre des capitaux non imposés à leurs héritiers. La proposition intervient dans un débat plus large sur la fiscalité des retraites en France, notamment après le rejet massif d’une autre réforme fiscale en novembre 2025.

Le PER aujourd’hui et ce que propose la réforme

Actuellement, le PER permet de déduire les versements effectués de son revenu imposable, dans la limite d’un plafond de déductibilité fixé à 10 % des revenus professionnels nets. Pour les salariés, ce plafond se limite à 35 194 € ou 4 114 € lorsque ce montant est plus élevé, et il est encore plus avantageux pour les indépendants. Cette souplesse a permis à de nombreux détenteurs de PER de maximiser leur capital retraite tout en bénéficiant d’avantages fiscaux importants.

L’amendement proposé par le groupe Socialistes prévoit de mettre fin à ces avantages pour les versements effectués après 70 ans, afin de freiner l’optimisation successorale. La réforme a reçu un avis favorable de la Commission des finances de l’Assemblée nationale le 8 janvier 2026, mais elle n’a pas encore été adoptée par l’ensemble de l’Assemblée ni validée par le Sénat.

Une autre réforme fiscale rejetée

Le 13 novembre 2025, l’Assemblée nationale a rejeté à une large majorité une réforme visant à remplacer l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite par une déduction forfaitaire de 2 000 €. L’objectif affiché était de simplifier la fiscalité et de dégager des économies annuelles estimées à 1,2 milliard d’euros. Toutefois, la mesure a rencontré une forte opposition, notamment à cause de ses conséquences fiscales inégales pour les retraités : elle risquait d’entraîner une hausse du revenu fiscal de référence et une perte d’accès à certaines aides sociales pour une grande partie des bénéficiaires de pensions moyennes à élevées.

Philippe Juvin, rapporteur général du budget de la Droite républicaine, a souligné qu’une hausse d’impôts toucherait les retraités dès 1 667 € de pension mensuelle. Cette réforme a été critiquée pour ses effets potentiellement négatifs dans une période économique déjà difficile, marquée par l’inflation.

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