Aujourd’hui, prendre sa retraite progressive ne rime plus forcément avec farniente. Tandis que certains profitent de ce temps libre pour se reposer, d’autres trouvent des solutions astucieuses pour rester actifs et impliqués dans leur quartier. C’est ainsi qu’on voit surgir de plus en plus de particuliers qui transforment leur maison en relais colis, offrant un service pratique aux voisins tout en se faisant un petit revenu en prime. Cette activité se développe grâce à des plateformes comme Welco et Pickme, qui permettent de s’inscrire facilement et de commencer à recevoir des colis chez soi.
Une histoire touchante
Prenons l’exemple de Christine, une retraitée de 66 ans habitant dans l’Eure. Depuis 2022, elle a décidé de faire de sa maison un relais colis, motivée par l’envie d’aider ses voisins tout en complétant ses revenus. Son mari, qui se déplace en fauteuil roulant, limite leurs sorties, alors Christine a cherché une activité à exercer depuis chez elle. Elle confie : « Mon mari est en fauteuil, on bouge moins qu’avant. Tant qu’on est à la maison, autant rendre service aux habitants du coin en récupérant leurs colis quand ils ne peuvent pas les recevoir. » (Solution pratique pour rester active malgré des contraintes personnelles.)
Un nouveau départ après un accident
Un autre cas intéressant est celui de Hugo, un ancien plombier de 35 ans. Suite à un grave accident de travail qui l’a contraint à arrêter son métier, Hugo a trouvé dans le relais colis un moyen constructif de remplir ses journées. Il reçoit entre 20 et 30 colis par jour, ce qui lui rapporte entre 100 et 150 euros par mois. Pour lui, c’est une vraie bouffée d’oxygène : « Être à la maison toute la journée, c’est long. Je voulais trouver un moyen de m’occuper et d’arrondir mes fins de mois. » Il précise aussi ses horaires : « Officiellement, j’ouvre tous les jours, sauf le mercredi et le dimanche, de 14h à 20h, mais la plupart des clients passent après le travail. »
Les avantages d’un relais colis à domicile
Opter pour le relais colis offre plusieurs bénéfices. D’abord, c’est l’occasion de se faire un petit complément de revenu sans subir les contraintes habituelles d’un boulot classique. On peut ajuster la fréquence de réception des colis et choisir ses horaires selon ses besoins perso. C’est une solution idéale pour ceux qui travaillent déjà de chez eux, les parents au foyer ou encore les retraités qui cherchent une activité simple et adaptable.
Côté finances, les gains varient en fonction des plateformes utilisées. Par exemple, sur Welco, les particuliers perçoivent entre 20 et 40 centimes par colis, ce qui représente un revenu moyen d’environ 120 euros par mois. Certains utilisateurs arrivent même à dépasser les 300 euros mensuels selon Romain Barraud, qui précise : « En moyenne, cela représente 120 euros par mois. Certains utilisateurs parviennent même à dépasser les 300 euros mensuels. » Sur Pickme, la rémunération est limitée à 300 euros au maximum, avec un gain moyen d’à peu près 70 euros par mois.
Un modèle économique collaboratif
Cette initiative s’inscrit dans une logique d’économie collaborative et ne relève ni d’un emploi salarié ni d’une forme d’ubérisation, comme l’explique Jessie Toulcanon : « Ce n’est ni un emploi salarié, ni une forme d’ubérisation ». Les revenus générés servent souvent à couvrir les dépenses quotidiennes, à se faire plaisir ou encore à mettre de côté pour les enfants.
Pour devenir relais colis via des plateformes comme Welco ou Pickme, il suffit de s’inscrire en ligne en suivant quelques règles, notamment être disponible au moins deux jours consécutifs par semaine et passer une vérification d’identité.
Un réseau qui grandit
Au départ, ces relais colis étaient surtout implantés dans les grandes villes françaises comme Paris ou Marseille. Aujourd’hui, l’activité prend aussi racine dans les zones rurales et périurbaines où l’offre de commerces de proximité est plus limitée.
Les ambitions ne s’arrêtent pas aux frontières de la France : des projets d’extension existent déjà vers Liège et Bruxelles, et d’autres visent les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l’Espagne, avec un objectif de deux millions de colis transitant par ces relais d’ici 2025.
Ce phénomène montre que chacun peut apporter sa pierre à l’édifice en participant activement à la vie de son quartier tout en bénéficiant d’un revenu supplémentaire grâce à la simplicité et à la souplesse offertes par ces nouveaux modèles économiques collaboratifs, parfaitement calés sur les besoins d’aujourd’hui.

