Laits infantiles : Guigoz, Nidal et Picot rappelés pour risque de contamination

Depuis fin décembre 2025, plusieurs laits infantiles contaminés et distribués en France et à l’étranger sont rappelés. Des références des marques Guigoz, Nidal et Picot ont été retirées en raison d’un risque potentiel de contamination par céréulide, une toxine bactérienne pouvant provoquer vomissements et diarrhées chez des nourrissons.

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Laits infantiles : Guigoz, Nidal et Picot rappelés pour risque de contamination
Laits infantiles : Guigoz, Nidal et Picot rappelés pour risque de contamination © Social Mag

Le 21 janvier 2026, une vaste série de rappels de laits infantiles contaminés a été officialisée après la détection possible de céréulide, une toxine produite par la bactérie Bacillus cereus, dans des ingrédients utilisés par plusieurs grands groupes de nutrition infantile. Cette situation a entraîné des retraits volontaires de lots des marques Guigoz, Nidal et Picot dans plusieurs pays, y compris en France.

Les rappels de laits infantiles contaminés par céréulide

La multiplication des actions de retrait vise des produits de grandes marques utilisés quotidiennement pour nourrir des bébés. Chaque rappel est motivé par la possible présence de céréulide, une toxine résiliente produite par Bacillus cereus, qui peut provoquer des troubles digestifs sévères chez des nourrissons en pleine croissance.

Le groupe Nestlé a lancé un rappel volontaire élargi de lots de laits infantiles Guigoz et Nidal après avoir identifié un problème potentiel lié à un ingrédient (huile riche en acide arachidonique, dit ARA) susceptible de contenir de la céréulide. Parmi ces lots figuraient des références distribuées en France et dans plusieurs pays européens, commercialisés depuis mai 2025.

Lactalis Nutrition Santé a annoncé le retrait volontaire de six lots de laits infantiles Picot vendus en réseau pharmaceutique et en grande distribution pour la même raison : la présence potentielle de céréulide dans un ingrédient importé. Ces lots comprennent notamment différentes versions de Picot Nutrition Quotidienne 1er et 2e âge, ainsi que des références AR, avec des dates de péremption allant jusqu’à début 2027.

Marques et lots spécifiquement concernés

L’outil officiel gouvernemental RappelConso recense précisément les produits retirés du marché parmi les laits infantiles concernés par les rappels. On y trouve notamment :

  • Des laits infantiles secs Picot (six lots spécifiques) rappelés en France pour « présence potentielle de céréulide » dans un ingrédient (oméga 6 ARA) ;
  • Des laits infantiles Guigoz (poudre et liquide) rappelés pour un « ingrédient suspect potentiellement à l’origine de la présence de céréulide » ;
  • Des laits infantiles Nidal rappelés pour la même raison, notamment des références en poudre.

Ces rappels touchent plus d’une soixantaine de lots de lait pour bébés, répartis sur plusieurs gammes et formats, en grande surface et en pharmacies.

Pourquoi ces rappels ont‑ils eu lieu ?

Les rappels successifs proviennent d’une préoccupation autour de la présence potentielle de céréulide dans un ingrédient commun à plusieurs fabricants :

  • Des analyses internes chez Nestlé ont repéré un problème de qualité lié à un ingrédient fourni par un tiers, conduisant à la détection possible de céréulide.
  • Chez Lactalis, les tests initiaux n’avaient pas montré de toxicité dans la poudre elle‑même, mais des analyses sur les produits reconstitués (biberons prêts à consommer) ont révélé la présence de toxine, déclenchant le rappel volontaire des lots Picot.

Le ministère de l’Agriculture français et d’autres autorités sanitaires ont confirmé que ces cas étaient liés à des ingrédients importés, notamment une huile ARA provenant d’un fournisseur international, et qu’ils avaient entraîné des rappels dans plusieurs pays.

Quels sont les risques pour la santé des nourrissons

La céréulide est connue pour résister à la chaleur et causer des troubles gastro‑intestinaux (vomissements, diarrhées) peu après ingestion, ce qui a conduit à des mesures de précaution dans les rappels actuels. Les autorités sanitaires françaises examinent également des cas suspects d’effets indésirables, notamment une enquête pénale à Bordeaux après le décès d’un nourrisson ayant consommé du lait infantile rappelé, bien que le lien de causalité ne soit pas encore scientifiquement confirmé.

Les experts recommandent aux parents de vérifier les numéros de lot sur la plateforme RappelConso, de ne pas utiliser les produits concernés et d’être attentifs à tout symptôme digestif inhabituel chez un bébé après la consommation d’un biberon provenant de lots rappelés.

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