Pension de réversion : ce changement menace directement les retraités

En 2026, des millions de retraités pourraient voir leur pension de réversion bouleversée.

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Pension de réversion : ce changement menace directement les retraités
Pension de réversion : ce changement menace directement les retraités © Social Mag

Chaque mois, des millions de retraités en France perçoivent une pension de réversion en complément de leur retraite habituelle. Ce dispositif aide à préserver les revenus des conjoints survivants après le décès de leur partenaire. À la lumière des dernières statistiques, plus de 4,4 millions de retraités bénéficient aujourd’hui de cette aide financière. Avec des changements de 2026, notamment l’ouverture à de nouveaux bénéficiaires pour certains et la perte possible pour d’autres, il est important de comprendre comment fonctionne ce système souvent complexe.

La pension de réversion : comment ça marche

La pension de réversion permet au conjoint survivant de toucher une partie de la pension que percevait l’époux ou l’épouse décédé(e). En France, les règles varient selon les régimes de retraite, donc les montants ne sont pas les mêmes partout, avec un montant minimum garanti pour 2026.

Par exemple, dans le régime général, la pension de réversion correspond à 54 % de la retraite de base du défunt, avec un plafond mensuel de 1 081,35 euros pour 2026, confirme Le Journal du Net. Pour les régimes complémentaires, comme l’Agirc-Arrco et l’Ircantec, le taux est relevé à 60 %.

Dans la fonction publique, les règles sont différentes : il n’y a pas de plafond pour la réversion, mais des conditions d’ouverture des droits existent, comme la durée du mariage ou la présence d’enfants nés du mariage.

Les plafonds de revenus à connaître

Pour toucher une pension de réversion dans le régime général, il faut respecter des nouveaux plafonds de ressources. En 2026, ces seuils sont de 25 001,60 euros bruts par an pour une personne vivant seule, et de 40 002,56 euros pour un bénéficiaire vivant en couple.

Ces montants ont été réajustés après la hausse du SMIC, qui a progressé de 1,18 % pour atteindre 12,02 euros bruts de l’heure en début d’année. Le calcul des plafonds repose sur la multiplication du SMIC horaire par 2 080 (heures annuelles standard), avec une majoration de 60 % pour les couples.

Âge et durée du mariage : quelles règles ?

Les conditions d’âge et de mariage diffèrent selon les régimes.

  • Pour le régime général, il n’y a pas de durée minimale de mariage et l’âge minimal pour demander la réversion est de 55 ans.
  • Dans la fonction publique, le droit peut dépendre de la présence d’un enfant issu du mariage, d’un mariage d’au moins 4 ans, ou d’un mariage célébré au moins 2 ans avant la retraite du fonctionnaire.
  • Les régimes complémentaires ont leurs propres règles : aucune durée de mariage exigée pour l’Agirc-Arrco, 2 ans pour les agriculteurs, et 5 ans pour les avocats.

Qui peut toucher une majoration ?

Certaines majorations peuvent augmenter la pension de réversion selon des conditions précises.

  • Une majoration de 11,1 % est accordée aux bénéficiaires âgés d’au moins 67 ans, si leurs revenus globaux ne dépassent pas 3 020,07 euros par trimestre. La CNAV précise que cela s’applique lorsque « la somme de l’ensemble des pensions perçues par un retraité ne dépasse pas 1 006,69 euros par mois ».
  • Une majoration de 10 % est versée aux retraités ayant eu au moins trois enfants.
  • En 2026, une somme de 113,59 euros est ajoutée par enfant de moins de 21 ans à charge.
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