La pension de réversion est une aide importante pour de nombreux conjoints survivants : elle permet de compenser en partie la perte de revenus après le décès du partenaire. Avec plus de quatre millions cinq cent mille bénéficiaires, ce dispositif social joue un rôle majeur en France pour assurer un minimum de sécurité financière aux veuves et veufs. En 2026, les montants et les plafonds de ressources de la pension de réversion ont été révisés, un ajustement qui peut entraîner des changements pour les bénéficiaires actuels et futurs.
Qui peut en bénéficier et comment c’est calculé
Pour toucher la pension de réversion, il faut respecter plusieurs critères. Il faut avoir été marié avec le défunt : le PACS ou le concubinage ne donnent pas droit à cette prestation. Les bénéficiaires doivent avoir au moins 55 ans, sauf si l’union a laissé au moins deux enfants à charge.
Dans le régime général, la pension de réversion représente 54 % de la pension de base du défunt et 60 % de la pension complémentaire.
En 2026, le montant minimum garanti de la pension de réversion est fixé à 334,92 € par mois, soit 4 019,13 € par an, confirme Capital. Ce minimum s’applique si le partenaire décédé avait cotisé au moins quinze ans à l’Assurance retraite. À l’autre extrême, le montant maximum mensuel peut atteindre 1 081,35 € par mois, à condition que le défunt ait perçu un revenu moyen d’au moins 4 000 € bruts par mois au cours des 25 dernières années.
Les plafonds de ressources et comment c’est attribué
Le droit à la pension de réversion dépend aussi des plafonds de revenus du conjoint survivant. Pour une personne seule, il ne faut pas dépasser un plafond annuel de 25 001,60 € bruts pour percevoir la pension sans réduction. Si le bénéficiaire vit en couple, ce plafond est majoré de 60 %, et s’établit alors à 40 002,56 € bruts.
Ces plafonds, ainsi que d’autres paramètres financiers de la pension de réversion, sont indexés sur l’évolution du SMIC, qui a augmenté de 1,6 % au début de l’année. Cela permet aux seuils de suivre en partie la hausse du coût de la vie.
Des organismes comme la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), l’Assurance retraite et le système Agirc-Arrco pilotent la gestion et l’indexation de ces pensions. Chacun de ces régimes a ses règles propres, notamment sur le remariage ou la cohabitation, ce qui peut modifier le droit à la pension.






