Dans une déclaration qui a déjà déclenché une volée de réactions, Nigel Farage, le leader du parti Reform UK, a annoncé une mesure radicale : expulser tous les ressortissants étrangers des logements sociaux si son parti arrive au pouvoir. L’annonce, faite via un essai publié sur sa plateforme Substack, a provoqué de vifs débats et de nombreuses critiques. Farage y décrit la Grande-Bretagne comme un « État à deux vitesses contre les Blancs », affirmant que cette situation se manifeste dans plusieurs secteurs comme le logement, la santé et l’éducation.
Ce qu’il propose pour les logements sociaux
Farage propose une mesure ciblée sur les logements sociaux : tous les ressortissants étrangers seraient tenus de quitter ces logements dans un délai de trois mois pour se tourner vers le privé. Si ce délai n’est pas respecté, les personnes concernées s’exposeraient à expulsion facilitée des migrants. Cette proposition s’inscrit dans un ensemble plus large d’allégations où Farage affirme que les Blancs subissent des discriminations dans des domaines de la vie publique tels que le logement, les soins de santé, l’éducation, la police, l’armée et l’emploi. Il appelle aussi à l’abrogation de la loi sur l’égalité, le Equality Act, qu’il estime défavorable à la population blanche.
Nigel Farage has announced foreign nationals living in social housing would be given three months to find private accommodation or face being deported under a Reform UK government.
Here's what the reform would entail ⤵️https://t.co/Oub0jSJChZ pic.twitter.com/6iNKTIHtcN
— The Telegraph (@Telegraph) June 14, 2026
Son essai sur Substack et ses arguments
Nigel Farage a publié son essai intitulé « La Grande-Bretagne est un État à deux vitesses: Contre les Blancs » sur Substack. Dans cet article, il décrit ce qu’il considère comme une injustice faite aux Blancs par le gouvernement britannique. Pour étayer son propos, il cite le meurtre de Henry Nowak comme exemple de ce biais anti-Blanc supposé. Farage n’hésite pas à qualifier le système britannique actuel de partial dans des secteurs clés, appelant à une remise en question profonde des politiques d’égalité.
Les réactions et les critiques
Les propositions ont immédiatement suscité des réactions contrastées. Lisa Nandy, secrétaire au ministère de la Culture, a vivement critiqué l’annonce, en demandant à Farage « d’emporter sa haine méchante et sa colère ailleurs ». Elle plaide pour un discours politique axé sur l’espoir plutôt que sur la division. De son côté, Suella Braverman, mentionnée dans le texte comme une députée du parti Reform, a exprimé son soutien à l’essai de Farage. Elle partage l’idée que les Blancs pourraient être traités plus injustement que les non-Blancs et soutient la remise en cause du Equality Act.
Conséquences juridiques et politiques
Outre la mesure d’expulsion des logements sociaux, le projet de Nigel Farage inclut l’abrogation du Equality Act. Cette loi, considérée comme un pilier des droits civils au Royaume-Uni, est accusée par Farage de favoriser les non-Blancs. La mesure de renvoi des étrangers des logements sociaux prévoit une période de grâce de trois mois pour quitter les lieux ; faute de quoi une déportation pour motif d’expulsion pourrait être envisagée.
Les propositions de Nigel Farage témoignent d’un positionnement politique radical qui trouve un écho chez certains partisans et provoque la controverse chez ses opposants. Cette volonté de remettre en cause les lois relatives à l’égalité traduit une ambition de transformation profonde du cadre législatif britannique.




