« Partir à cinq, c’est trop difficile » : plus d’un quart des Français renoncent aux vacances cet été, les familles nombreuses sont les premières touchées

27 % des Français pourraient renoncer à leurs vacances cet été à cause de la hausse des prix.

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« Partir à cinq, c'est trop difficile » : plus d'un quart des Français renoncent aux vacances cet été, les familles nombreuses sont les premières touchées
« Partir à cinq, c’est trop difficile » : plus d’un quart des Français renoncent aux vacances cet été, les familles nombreuses sont les premières touchées © Social Mag

Alors que la France fête les 90 ans de la loi de juin 1936, un sondage révèle qu’une partie des Français songe à renoncer à ses vacances estivales en 2026. Réalisée par Ipsos pour le Secours populaire, l’enquête indique que 27 % des Français ont décidé de ne pas partir cet été, dans un contexte de hausse du coût de la vie.

Pourquoi beaucoup renoncent cet été

Selon RTL, la raison principale est économique : 61 % des personnes interrogées invoquent des motifs financiers. La hausse des prix à la consommation (+ 2,4 % sur un an en mai) alourdit la facture et pousse à revoir les plans. Résultat, 46 % des vacanciers prévoient de réduire leur séjour à moins de deux semaines et 59 % comptent rester à proximité.

La hausse des coûts de transport, liée à l’envolée des prix du carburant provoquée par les tensions internationales, pèse aussi. Des sacrifices ont déjà été constatés pendant la période de Pâques, et Alliance France Tourisme estime que cette tendance pourrait se prolonger.

Même si les congés payés sont entrés dans les mœurs depuis presque un siècle, l’habitude est aujourd’hui remise en question. Le sociologue Bertrand Réau rappelle qu’environ 40 % des Français ne partent pas en vacances chaque année. Il précise que 34 % des jeunes âgés de 5 à 19 ans n’ont pas bénéficié de vacances en 2025.

Anne-Laure et Emmanuelle : deux témoignages

Le sondage donne à voir des parcours personnels. Anne-Laure a perdu son emploi début 2026, après la fermeture de son agence immobilière. Cette mère de famille, qui ne peut pas assumer le coût d’un séjour pour cinq, envisage des vacances « différentes » et espère retrouver un emploi l’an prochain pour pouvoir repartir. Ses filles, habituées aux vacances annuelles, ont mal vécu la nouvelle.

Emmanuelle, elle, se prépare à partir, mais avec un budget très serré : un court séjour sur la côte landaise avec ses enfants. Elle le dit sans détour : « On compte sous après sous. »

Où vont (ou ne vont pas) les Français

Dans ce climat de restrictions, les destinations privilégiées restent la France, puis des pays proches comme l’Espagne, l’Italie et le Maroc. Selon Francine Abgrall, d’Europ Assistance France, les vacanciers préfèrent souvent rester dans l’Hexagone et ajuster à la fois la destination et la durée du séjour.

Les régions plus lointaines, comme l’océan Indien et l’Asie du Sud-Est, suscitent moins d’intérêt cette année, d’après Patrice Caradec, du Seto. La Tunisie, en revanche, tire son épingle du jeu grâce à sa facilité d’accès, son hébergement et ses prix.

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