La revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu pour 2026 soulève pas mal de questions chez les contribuables. Le projet de loi de finances prévoit une hausse de 1,1 % des seuils, annoncée pour protéger le pouvoir d’achat face à l’inflation. Cette mesure joue directement sur l’imposition des ménages : près de 19 millions de foyers pourraient être concernés si leurs revenus de 2025 dépassent les nouveaux seuils.
Le cadre légal et ce que sont les seuils
Le projet de loi de finances pour 2026 fixe le cadre de cette revalorisation. Le dispositif ajuste le barème fiscal pour tenir compte de l’inflation, et ce sont bien les revenus de 2025 qui serviront de base pour l’impôt 2026.
Le seuil correspond au revenu net imposable à partir duquel un contribuable commence à payer l’impôt. En dessous de ce seuil, il n’y a pas d’impôt à régler.
Pour s’y retrouver, il est conseillé aux ménages de vérifier leurs revenus annuels : selon les estimations, près de 19 millions de foyers doivent contrôler leurs revenus 2025 pour savoir s’ils seront exonérés ou non en 2026.
Seuils selon la situation familiale
Voici, d’après le magazine Pleine Vie, les seuils détaillés selon les configurations familiales :
- Personne seule (célibataire sans enfant) : Le seuil annuel est fixé à 17 629 €, soit environ 1 632 € nets mensuels. Cela concerne tout contribuable unique, salarié ou retraité.
- Célibataire avec un enfant à charge : Le seuil s’élève à 23 441 € annuels, ce qui équivaut à 2 170 € nets mensuels. Cette catégorie vise les parents isolés qui ont la charge d’un enfant.
- Couple sans enfant ou famille monoparentale avec deux enfants : Le seuil annuel est de 32 929 €, correspondant à 3 048 € nets par mois. Ces configurations sont traitées de la même façon en raison des parts fiscales attribuées.
- Couple avec un enfant : Le seuil annuel atteint 38 740 €, soit 3 570 € nets mensuels. Cela revient à 1 785 € nets par parent quand les revenus sont répartis.
- Couple avec deux enfants : Le seuil s’élève à 44 552 € annuels, soit 4 100 € nets mensuels. Chaque parent bénéficie alors de 2 050 € nets mensuels.
Un cas particulier : le seuil de 61 €
Il y a aussi une règle administrative à connaître : si le montant de l’impôt dû est inférieur à 61 €, l’administration fiscale ne procède pas au prélèvement. Cet abattement fiscal correspond au coût de traitement d’un dossier et permet une dispense automatique pour les très faibles impositions, ce qui simplifie les démarches.



