L’Université de Bristol a récemment dévoilé une découverte fascinante en biologie moléculaire : des ADN polymérases capables d’écrire de longues séquences génétiques sans matrice. Selon Earth, cette avancée, même si elle s’appuie sur des comportements connus depuis un moment, pourrait changer la façon dont on étudie et fabrique l’ADN, en dépassant les limites de la chimie standard.
Des séquences d’ADN révélées là où on ne les attendait pas
Les chercheurs de l’Université de Bristol, en collaboration avec d’autres établissements renommés, ont étudié des milliers de brins d’ADN fabriqués par des enzymes. À l’opposé d’une production complètement aléatoire, ces brins présentent des motifs répétitifs clairs et ordonnés. Ces observations indiquent que, sous certaines conditions, les enzymes peuvent suivre des règles structurées pour former de nouveaux motifs d’ADN.
Le terme « doodling » a été adopté pour décrire ce processus, où les polymérases produisent des séquences sans modèle préexistant. Un élément important de ce phénomène est la rétroaction entre les premières unités d’ADN et les conditions environnementales, comme la température, qui influencent la séquence ajoutée.
Ce que ça peut changer en biotechnologie
Les résultats obtenus sont déterminants pour plusieurs usages en biotechnologie. La possibilité de produire des brins d’ADN de dizaines de milliers d’unités en une seule exécution ouvre la voie à la création de gènes complexes de façon plus efficace et moins coûteuse. L’idée qu’un système enzymatique contrôlable puisse construire de longues séquences d’ADN de manière fiable suscite un réel engouement pour la intégration neuromorphique à des fins pratiques.
Reste que des défis subsistent, notamment la maîtrise des erreurs de séquence et de la distribution des longueurs. Gorochowski, un des chercheurs principaux, souligne : « Notre travail montre que c’est un processus réglable avec des implications pour la création de nouveau matériel génétique et un potentiel réel pour la biotechnologie. »
Un parallèle avec le projet ADN Léonard de Vinci
En parallèle de cette avancée scientifique, le projet ADN Léonard de Vinci vise à reconstruire le génome du célèbre artiste de la Renaissance. En utilisant des prélèvements ADN sur ses œuvres, des anthropologues comme David Caramelli de l’université de Florence tentent de surmonter l’absence d’échantillons ADN connus et de descendants directs. Le processus est complexe, mais prometteur pour le domaine émergent de « arteomics », qui pourrait transformer la façon d’authentifier et de protéger des pièces artistiques précieuses.



