L’Université du Massachusetts a annoncé un avancée scientifique importante, marquant une étape notable dans la recherche en neurosciences. Cet exploit, publié dans la revue Nature Communications le 29 septembre 2025, décrit la création du premier neurone artificiel capable de communiquer directement avec un neurone humain. Cette avancée pourrait transformer le domaine de « l’intégration neuromorphique » et ouvrir de nouvelles pistes en informatique et en électronique.
À quoi servent les neurones
Le cerveau humain est d’une complexité remarquable, surtout à cause du nombre élevé de neurones qu’il contient. Selon l’Institut du Cerveau, le cerveau renferme environ 100 milliards de cellules nerveuses. Chaque neurone comprend un corps cellulaire, des dendrites et un axone, et joue un rôle majeur dans la transmission de l’information nerveuse. Les neurones reçoivent les signaux via les dendrites, les traitent dans le corps cellulaire, puis les transmettent sous forme d’impulsions électriques le long de l’axone.
Quand ces cellules nerveuses fonctionnent mal ou meurent, cela peut provoquer des troubles moteurs, sensoriels ou des pertes de mémoire sévères, comme dans la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer. Contrairement à d’autres cellules du corps, les neurones ne se régénèrent pas naturellement une fois détruits, ce qui pose un vrai défi pour la santé.
Un neurone artificiel qui tient la route
Sous la direction de Jun Yao, ingénieur à l’Université du Massachusetts, l’équipe a mis plusieurs années pour arriver à ce résultat. Ils ont développé un neurone artificiel qui utilise des nanofils protéiques pour reproduire le fonctionnement naturel et discret des synapses neuronales, explique le magazine Science et Vie. Ces nanofils, produits par des bactéries, peuvent s’attacher à des surfaces, échanger des électrons et survivre dans des conditions proches de celles des neurones biologiques, notamment dans un milieu humide.
À la différence des versions précédentes de neurones artificiels, qui transmettaient des signaux « de manière trop forte » et entraînaient une perte d’information, cette nouvelle version fonctionne avec une tension de seulement 0,1 volt. Jun Yao précise que « les versions précédentes de neurones artificiels utilisaient 10 fois plus de tension, et 100 fois plus de puissance, que celle que nous avons créée ».



