À l’heure de la transition numérique, le secteur bancaire français se tourne vers des solutions nouvelles. La dernière évolution en date remplace les distributeurs automatiques de billets (DAB) par un dispositif appelé « Cash Services ». L’idée : répondre aux usages qui bougent tout en réduisant les coûts d’exploitation bancaires, alors que l’usage des espèces diminue en France.
Un projet commun pour faciliter l’accès au cash
Les grandes banques françaises, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel et CIC, ont choisi de mutualiser leurs efforts pour simplifier l’accès aux espèces. D’après un communiqué de BNP Paribas, environ 7 000 sites Cash Services seront déployés d’ici courant 2026, en agence et hors agence, pour garantir une couverture complète pour leurs clients. Cette initiative fait suite à l’annonce, en avril dernier, par Le Monde, d’un retrait de 3 000 DAB dans les prochains mois.
On part d’un constat chiffré : les paiements en espèces, qui représentaient 68 % des transactions des particuliers en 2017, sont tombés à 51 % aujourd’hui. Les coûts d’entretien des DAB, devenus plus lourds à supporter compte tenu de leur baisse du nombre de DAB, devraient ainsi diminuer grâce à ce regroupement.
Des fonctions pensées pour tous les usages
Les automates « Cash Services » ne se limiteront pas au retrait d’espèces. Ils permettront aussi de déposer du liquide et des chèques, et d’identifier instantanément la banque de l’utilisateur via sa carte, un service qui complète bien les offres des banques en ligne.
Eric Petitgand, directeur général de Crédit mutuel Alliance fédérale, a souligné la nécessité de regrouper les moyens autour de pôles de volume, une logique face à la baisse des retraits et à l’augmentation des coûts de maintenance des distributeurs traditionnels.
Les retours des usagers seront suivis de près : certains regrettent déjà la disparition des anciens distributeurs. Cette transformation pose aussi la question de l’appropriation des Cash Services par le public, notamment en zones urbaines et périurbaines où la majorité des retraits de DAB se concentre. L’installation de ces services dans les communes rurales, en combinant présence en agence et hors agence, vise toutefois à repenser l’accessibilité.



